Le dahlia
By CR
Genre de plantes à fleurs de la famille des Astéracées, il est une plante tubéreuse.
Originaire des régions chaudes du Mexique, d’Amérique centrale ainsi que de Colombie, il était appelé par les Mexicas acocoxochitl, signifiant approximativement « canne d’eau », en raison de sa tige creuse. Ils utilisaient quotidiennement ses feuilles, pourtant amères, et ses tubercules comestibles pour nourrir leurs animaux et pour ses supposées vertus diurétiques ou anti-épileptiques. En 1570, Francisco Hernández décrivit sa culture par les Mexicas comme également plante ornementale.
En 1802, il fut introduit en France par le docteur Thibaud, botaniste lui-même en poste à l’ambassade de Madrid, où son tubercule fut préconisé comme féculent, au goût d’artichaut mais plus âcre et fibreux, pouvant remplacer la pomme de terre. Mais ses vertus alimentaires furent rapidement supplantées par ses valeurs décoratives.
À partir de 1806, ses doubles fleurs furent hybridées. En 1872, des espèces de dahlia cactus, issues de Dahlia juarezii, appelé « Étoile du Diable » ou « Corne du Diable », aux fleurs avec des ligules longues, effilées et contournées, furent importées du Mexique vers la Hollande, puis en 1876, en France.
Aujourd’hui, il est offert commercialement pour ses qualités ornementales. Plus de 40 000 variétés hybrides, dont le Dahlia × hortensis ou le Dahlia × cultorum, existent. Les fleurs, aux formes et aux dimensions variées, sont de tous les coloris sauf le bleu.
Le nom du genre fut donné par le directeur du jardin botanique de Madrid Antonio José Cavanilles en hommage au botaniste suédois Anders Dahl, mort en 1789, année où le directeur devait recevoir la plante du Mexique. En 1791, ce dernier réussit sa première floraison européenne. Le genre fut nommé au Mexique du Nord Guéorguina, en l’honneur de Georgi, depuis le botaniste et pharmacien allemand Carl Ludwig Willdenow.
L’espèce la plus connue est le Dahlia pinnata largement cultivé et à l’origine de nombreux hybrides.
Il prospère bien en zone climatique 8 et plus, mais craint le gel. Dans les régions où il gèle, il faut donc déplanter les tubercules pour les mettre à l’abri l’hiver.
Il se plante en début de printemps, lorsque les risques de gels sont passés, avec une mise en culture sous abri possible un mois avant. Les premières fleurs apparaissent dès le mois de juin, si les tubercules ont été forcés en pot à l’abri dès le début du printemps, ou à partir de juillet pour une plantation classique en pleine terre. Sa floraison se poursuit tout au long de l’été et de l’automne, s’arrêtant net dès les premières gelées, généralement en novembre ou à la fin octobre selon les régions, qui détruisent le feuillage.
Pour son entretien, il est recommandé de pincer le premier bouton de la saison lorsque la plante mesure environ 50 cm de haut. Cela permet de favoriser la pousse de rameaux secondaires et ainsi d’obtenir plus de fleurs. Plus tard dans la saison, il faut également enlever les boutons des rameaux à trois boutons en supprimant les deux latéraux de façon à avoir de jolies fleurs isolées sur la tige.
Il se multiplie en début de saison par bouturage des premiers jets qui naissent lors de la plantation d’un tubercule, ou par division de la souche en fin de saison juste avant les premiers gels.
La division d’une souche a l’avantage de permettre le rajeunissement du plant qui sera plus florifère et de multiplier le nombre de plants.
Lorsqu’un pied est divisé, il faut veiller à laisser des bourgeons dormants sur chaque partie coupée, car un tubercule sectionné sans aucun bourgeon à la base ne pourra plus jamais repousser.
Afin de permettre aux jardiniers amateurs de bénéficier de variétés de qualité supérieure, un Label rouge fut créé en 2011 par l’association Excellence végétale. Après les semences pour gazons, il est la première plante à avoir obtenu un tel label. Aujourd’hui, plus de 100 variétés de dahlias ont ce label.
Le dahlia est classé parmi les plantes provoquant des allergies respiratoires et des dermatites de contact. Les fleurs doubles produisent moins de pollen et sont donc préférables dans un jardin familial.
Concernant sa classification horticole, le terme inapproprié Dahlia variabilis est utilisé pour décrire ses cultivars, puisque la bonne filiation reste obscure, mais implique probablement Dahlia coccinea.
En 1846, la Société horticole Caledonia d’Edimbourg offrit un prix de 2 000 livres à la première personne réussissant à produire un dahlia bleu. À ce jour, il n’a toujours pas été réalisé, alors que les dahlias produisent de l’anthocyanine, un élément nécessaire à la production du bleu. Pour obtenir une vraie couleur bleue dans une plante, l’anthocyanine delphinidine a besoin de six groupes hydroxyles, mais les dahlias n’en ont que cinq. Il ne peut donc exister que des variations de mauve, de pourpre et de lilas.
Au début du 20è siècle, un certain nombre de différents types furent reconnus. Ces termes furent basés sur la forme ou la couleur. En 1904, la Société nationale du Dahlia inclut les types cactus, Pompon, simple, spectacle et fantaisie dans son guide. De nombreuses sociétés nationales développèrent leurs propres systèmes de classification jusqu’en 1962, lorsque le Congrès international de l’horticulture convint d’élaborer un système reconnu internationalement. Ce qui aboutit à la publication de 1969 du Registre international des noms de Dahlia par la royal Horticultural Society, devenue l’autorité d’enregistrement central.
Ce système dépendait principalement de la visibilité du disque central, s’il était ouvert au centre ou à fleurs doubles. Les cultivars à fleurs doubles furent ensuite subdivisés en fonction de la façon dont ils étaient pliés le long de leur axe longitudinal, soit plat, papilloté ou frisé en arrière. Sur la base de ces caractéristiques, 9 groupes furent définis plus un 10è groupe « divers » pour tous les cultivars ne correspondant pas aux caractéristiques précédentes. En 2004, les dahlias à liseré furent ajoutés. En 2007, deux autres groupes, orchidée simple et double, furent joints. En 2012, la dernier groupe inséré, « Pivoine », apparut pour la première fois. Dans de nombreux cas, le diamètre de la floraison fut ensuite utilisé pour marquer davantage certains groupes de miniature à géant mais cette pratique fut abandonnée la même année.
Il existe maintenant plus de 57 000 cultivars officiellement enregistrés par la Royal Horticultural Society (RHS).
Le classement officiel énumère 14 groupes, réunis par type de fleurs, ainsi que les abréviations utilisées par la RHS, dont le Groupe 1 comprend les dahlias à fleurs simples (Sin), fleur à disque central avec un seul anneau extérieur de fleurettes, pouvant se chevaucher, l’encerclant, et pouvant être arrondi ou pointu, comme « Twyning After Eight », par exemple. Le Groupe 2 constituant les dahlias Anemone (Anem), centre de la fleur sans disque composé de fleurettes tubulaires allongés denses, plus longues que les fleurs du disque des dahlias simples, et les parties extérieures ont un ou plusieurs anneaux ligulés, comme « Boogie Woogie », par exemple.
Enfin, dans le langage des fleurs, le dahlia symbolise la reconnaissance.
Cf. Wikipédia.


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