Fort Louvois

By CR

Appelé aussi fort du Chapus, il est une fortification située sur le rocher du Chapus, d’où sa seconde appellation, face à la citadelle du Château-d’Oléron en mer sur la commune de Bourcefranc-le-Chapus. Il est dans l’archipel charentais, en Charente-Maritime, en Nouvelle-Aquitaine.

Il fut la dernière structure maritime dont la construction fut décidée au 17è siècle par le roi Louis XIV dans le cadre d’une série de forteresses maritimes destinées à la protection des côtes, incluant Fort Boyard, construit plus tard et situé plus au nord.

De par son emplacement dans le Pertuis de Maumusson entre l’Île d’Oléron et le continent, il devait verrouiller l’accès sud à l’arsenal maritime de Rochefort. Il est armé d’un donjon à créneaux de cinq niveaux et d’une hauteur de 24 mètres, dominé par une échauguette d’angle. Le saillant supportant celle-ci fut armé d’un grand écu armorié, mutilé à la Révolution. Ce donjon est un endroit exceptionnel pour guetter l’horizon.

Des douves se remplissant à marée haute séparent le donjon du reste de la forteresse. Un pont-levis permet d’accéder au fort et un second à la tour.

Il a la forme d’un fer à cheval d’une longueur maximale d’environ 55 mètres. L’enceinte abrite une poudrière et des casernes à droite et à gauche du donjon. Un bâtiment sur la terre pleine contient la salle d’armes, des magasins de nourriture et un réservoir d’eau. L’avancée ouest du mur d’enceinte est flanquée d’une échauguette. Enfin, il est relié au continent par une chaussée rectiligne de 400 mètres, submersible à marée haute.

Histoire :

En 1691, sa construction débuta, selon les plans du ministre de la Guerre le marquis de Louvois et les travaux furent dirigés par l’ingénieur royal François Ferry. Après la mort du marquis de Louvois le 16 juillet 1691, le projet fut repris par Vauban, qui en réduisit l’ambition, limitant la construction à une partie de l’ovale envisagé, pour lui donner sa forme définitive de fer à cheval. Les ouvriers travaillèrent jour et nuit, à la torche, profitant de toutes les marées basses. Le 20 octobre de la même année, les fondations furent terminées. En 1694, les travaux du fort furent achevés.

Au 18è siècle, il fut aménagé pour rester synchronisé avec les progrès de l’armement, notamment en réduisant le nombre d’embrasures à 10 sur les 16 initialement construits et prit sa forme définitive.

Au 19è siècle, armé de canons puis d’obusiers, il conserva une garnison et son potentiel militaire.

Le 14 juin 1929, il fut classé monument historique. Le 10 septembre 1944, il fut sévèrement bombardé lors de la libération de Marennes. Dans les années 1960, racheté à l’Administration centrale des Domaines par la commune de Bourcefranc-le-Chapus, il fut entièrement restauré sous la direction de la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC).

Depuis 1972, il a le Musée de l’huître et une exposition permanente consacrée à son histoire, notamment composée des maquettes des fortifications du littoral charentais.

En 2010, lors de la tempête Xynthia, il fut inondé de 80 cm d’eau et le pont-levis fut arraché, comme déjà lors de la tempête de 1999. Durant cette même année de 2010, il accueillit plus de 26 000 visiteurs.

Enfin, il apparaît dans le générique de fin du jeu télévisé Fort Boyard.

Cf. Wikipédia.

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