Île d'Oléron

By CR

Ilâte d’Olerun en saintongeais, elle est située dans le golfe de Gascogne, en Nouvelle-Aquitaine, au large des côtes de la Charente-Maritime dont elle appartient, à 1,5 km de la pointe Espagnole et à 14,5 km au nord de l’estuaire de la Gironde. Elle fait partie de l’archipel charentais et est séparée de la presqu’île de Marennes par le Coureau d’Oléron au nord et de la presqu’île d’Arvert par le pertuis de Maumusson au sud.

Plus grande île française métropolitaine après la Corse, avec 30 km de long sur 8 km dans sa plus grande largeur, elle a une superficie de 174 km2 et compte plus de 21 000 habitants permanents.

Au cours de son histoire, elle appartenait à l’ancienne province de l’Aunis en alternance avec l’ancienne province de Saintonge, au gré des nombreuses guerres, surtout pendant la période médiévale.

Administrativement, elle correspond au canton de l’Île d’Oléron, depuis 2015. Son chef-lieu actuel est Saint-Pierre-d’Oléron, son principal pôle commercial et artisanal. Jusque sous l’Ancien Régime, la ville du Château-d’Oléron, siège de la subdélégation et abritant la garnison de l’île, remplissait cette fonction.

Rattachée plus précisément à l’arrondissement de Rochefort, elle se divise en 8 communes, soit Le Château-d’Oléron, Dolus-d’Oléron, Le Grand-Village-Plage, Saint-Trojan-les-Bains, La Brée-les-Bains, Saint-Denis-d’Oléron, Saint-Georges-d’Oléron et Saint-Pierre-d’Oléron. Ces dernières forment la communauté de communes de l’Île-d’Oléron qui fédère les projets d’intérêt oléronais, notamment au niveau de l’aménagement du territoire et du développement économique.

Elle fut surnommée « Oléron la lumineuse » par l’écrivain, officier de marine et académicien français Pierre Loti en raison de son fort taux d’ensoleillement tout au long de l’année.

Au 1er siècle, elle fut appelée Uliaros « in aquitanico sinu Vliaros » dans le paragraphe XXXIII (XIX) du Livre IV de l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien.

Au 5è siècle, elle prend le nom d’Olarionensibus donné par l’évêque et écrivain gallo-romain Sidoine Apollinaire.

À la fin du 12è siècle, elle est dénommée insula Oleronis.

Son nom actuel dérive du nom employé au Moyen Âge.

Concernant son drapeau, il est inspiré du blason d’Oloron, dans le Béarn, visible dans l’Armorial Général de France de Charles d’Hozier, dit autrement d’ailleurs « Armorial d’Hozier ». Cette mauvaise transcription du blason de la ville d’Oloron en blason de la ville « d’Oléron » explique la réappropriation du blason béarnais par les Charentais. Le drapeau est composé de 3 couleurs, soit le bleu marine pour la mer, le jaune pour le soleil et le vert pour les forêts. Aucune trace d’un drapeau n’est trouvée avant les années 1950. Aujourd’hui, les motifs issus du blason béarnais sur les armes de plusieurs communes de l’île d’Oléron s’y retrouvent.

Histoire :

Son occupation humaine fut attestée dès le Néolithique, comme plusieurs sites archéologiques en témoignent, dont Ponthézière à Saint-Georges-d’Oléron, Ors, sites de la Perroche et de l’Écuissière à Dolus.

En 1199, Aliénor d’Aquitaine, parfois appelée Eléonore de Guyenne, séjourna au Château-d’Oléron dans son château. Pour assurer la fidélité de l’île à son fils Jean sans Terre, elle confirma personnellement les privilèges et les chartes de franchises communales. En 1204, elle mourut à Poitiers, avant d’être inhumée à l’abbaye Notre-Dame de Fontevraud. Cependant, inversement à une légende tenace dans l’imaginaire collectif promue par l’historien du 19è siècle Louis de Villepreux, elle n’élabora, ni compila, ni même promulgua les Rôles d’Oléron ou Jugements d’Oléron, un recueil dans lequel elle n’est d’ailleurs jamais citée, tel que le précise l’historien médiéviste d’origine espagnole, naturalisé français, spécialiste des Plantagenêts, d’Aliénor d’Aquitaine, de la légende arthurienne, des troubadours ou encore des épées Martin Aurell : « Contrairement à l’assertion de Villepreux, les lois maritimes dites d’Oléron sont une compilation de coutumes et de décisions judiciaires des tribunaux réglant les litiges entre navigateurs ».

Le 20 mars 1586, pendant la huitième guerre de Religion, l’ensemble de l’île fut prise par Agrippa d’Aubigné.

En février 1625, le protestant Soubise s’en empara après avoir occupé l’île de Ré. Quelques mois plus tard, le duc de Guise organisa un débarquement afin de la reprendre, appuyé par les flottes hollandaises et anglaises.

Dans la nuit du 18 au 19 novembre 1916, au cours d’une tempête, le bateau à vapeur américain Présidente Viera, en provenance de Montevideo, transportant 14 000 tonneaux de vin, fut victime d’une avarie et s’échoua sur la plage de Grand-Village où il se cassa en deux. L’épave y est toujours visible.

Depuis 1923 l’écrivain Pierre Loti est enterré dans le jardin de la maison de ses grands-parents, suivant la tradition de ses ancêtres huguenots. Cette maison située à Saint-Pierre ne se visite pas, selon ses volontés, contrairement à sa maison rochefortaise transformée en musée.

Elle fut l’une des dernières poches de la résistance allemande à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Fin avril 1945, elle fut libérée avec un débarquement de plus de 8 000 hommes au sud sur la plage de Gatseau où un mémorial y fut érigé. Le lieutenant-colonel et compagnon de la Libération René Babonneau, à la tête du 158e régiment d’infanterie, participa à sa libération. Le 32e régiment d’artillerie, récemment reconstitué, appuya cette offensive.

Le 21 juin 1966, le pont de l’île d’Oléron fut inauguré, la reliant ainsi au continent. Long de 2 862 mètres, il est le 3è plus long pont de France après ceux de l’île de Ré et de Saint-Nazaire, ainsi que le plus ancien pont de France à relier le continent à une île.

Le 5 novembre 2025, un habitant de Saint-Pierre-d’Oléron, Jean G., fonça volontairement sur plusieurs personnes avec sa voiture, faisant cinq blessés. Le parquet de La Rochelle mena l’enquête pour « tentatives d’assassinat ». Bien qu’il ait crié « Allah Akbar » lors de son arrestation, le procureur indiqua qu’il n’induisait pas un acte terroriste islamiste et qu’il n’existait pas de lien avec ce milieu.

Afin de développer son territoire et maximiser son attrait touristique, la communauté de communes de l’Île-d’Oléron décida de mettre en place un réseau de pistes cyclables favorisant les déplacements non-motorisés et mettant le territoire en valeur. Ce réseau de plus en plus dense s’inscrit dans la politique de développement durable de la communauté de communes en développant la mobilité durable et l’éco-tourisme. En 2014, il atteignit ainsi plus de 130 km.

De nombreuses manifestations s’y déroulent tout au long de l’année, tels que des concerts, brocantes, promenades découvertes, pique-niques, veillées lecture, ateliers et conférences, marchés, pétanque, régates, courses de surf et de catamaran, entre autres. Une manifestation de gréements traditionnels a lieu au mois d’août à Saint-Pierre-d’Oléron.

Avec son réseau de plus de 130 kilomètres de pistes cyclables, de nouveaux aménagements y voient le jour chaque année. À travers les dunes, plages, marais et forêts, le vélo est le mode de déplacement privilégié pour découvrir à son rythme la diversité de ses paysages. Afin de guider et de faciliter les déplacements des cyclistes, le réseau cyclable est pourvu d’une signalétique informative et directionnelle. Répartis sur tout son territoire, 4 circuits de couleurs différentes sont mis en valeur sur le terrain par des totems numérotés. En 2024, le réseau atteignit 160 km de pistes cyclables avec des pistes en construction, entre Le Château et Boyardville. Les pistes étant de temps en temps en calcaire ou sur trottoirs, les vélos type vtc, Gravel ou vtt sont les plus adaptés.

Au milieu du 19è siècle, des voies ferrées d’intérêt local apparurent dans les campagnes françaises. Le mouvement fut plus ou moins rapide. En 1904, une voie métrique de 37 km fut inaugurée de Saint-Trojan à Saint-Denis, avec un embranchement secondaire de 6 km de Sauzelle à Boyardville. 5 locomotives, type Corpet-Louvet, assurèrent 4 aller-retours quotidiens sur la branche principale.

Des témoignages d’époque montrèrent un trafic dense. Jusqu’en 1914, le chemin de fer s’avéra être un atout essentiel pour l’économie de l’île. Il favorisa notamment l’essor des bains de mer.

À cause de la concurrence de la route, le service s’arrêta en 1935. La station de La Chevalerie, s’apercevant peu après l’entrée sur l’île, est l’un des rares vestiges de ce temps du train. 

Depuis 1963, sur la commune de Saint-Trojan, un chemin de fer à écartement de 60 cm relie le village aux plages de Maumusson et Gatseau. Il est inspiré de l’ancien tramway reliant Royan à Ronce-les-Bains.

Le réseau d’autobus départemental est plus développé que dans d’autres arrondissements de Charente-Maritime et des liaisons directes pour la gare SNCF de Surgères permirent de rendre l’île accessible en une seule correspondance depuis Paris.

Un réseau d’autobus estival, dont le tracé varie d’une année sur l’autre, est mis en place de juin à fin août pour relier les différents centres villages et les campings. Il est financé par la communauté de communes de l’Île-d’Oléron.

Géographie :

Sa morphologie se stabilisa entre 4 000 et 2 000 av. J.C. sous sa forme actuelle après une période de montée des eaux progressive appelée transgression flandrienne et l’inondation des pertuis charentais restés hors d’eau au cours de la dernière période de glaciation de Würm.

Bordée par le golfe de Gascogne, elle est délimitée par deux détroits qui, localement, prennent le nom de pertuis :

  • Le pertuis d’Antioche, au nord, la sépare de l’île de Ré ;
  • Le pertuis de Maumusson, au sud, la sépare de la presqu’île d’Arvert ;
  • La rade des Basques et de l’île d’Aix, au nord-est et à l’est, la séparent du continent.

Elle se trouve également face à deux estuaires fluviaux, la Charente et la Seudre, qui jouent un rôle considérable pour ses activités économiques, ayant favorisé le développement de l’ostréiculture grâce à leur apport en eau douce. Depuis 1966, elle perdit partiellement son insularité avec la construction du tout premier pont français à relier une île au continent.

Elle est parsemée de nombreux villages et hameaux rattachés aux communes de l’île dont notamment :

  • Chaucre, au nord-ouest de Saint-Georges, autrefois un important foyer de « naufrageurs » brigands qui attiraient les navires sur les rochers afin de les piller ;
  • Sauzelle, à l’est de Saint-Pierre, vanté par Pierre Loti qui l’avait rebaptisé « le village des Sorciers » dans son roman Prime Jeunesse ;
  • Boyardville, à l’est de Saint-Georges, petite bourgade paisible de bord de mer, sortie de terre en 1803, au moment de l’édification de Fort Boyard ;
  • La Cotinière, au sud-ouest de Saint-Pierre, premier port de pêche du département de la Charente-Maritime et le 8è de France. Il est spécialisé dans le céteau, un poisson saisonnier.

Les anciens marais salants, situés à son est et à son sud, furent reconvertis en « claires », terme désignant les bassins d’affinage. Les huîtres du bassin de Marennes-Oléron y acquièrent leur goût et leur texture particulière sous l’action d’une algue microscopique, la navicule bleue, Haslea ostrearia, dont la marennine cause le verdissement. La culture du sel y fut réintroduite, de manière confidentielle, au port des Salines, au Grand-Village-Plage. L’art des « saulniers », terme paludier utilisé à Guérande, y est présenté dans un écomusée.

La vigne y est également présente. Cultivée depuis la fin du 3è siècle, la production y fut très importante jusqu’à la fin du 19è siècle, représentant plus de 4 300 hectares. L’arrivée du phylloxera décima malheureusement la quasi-totalité des vignes. Ruinés, les domaines bourgeois ne s’en relevèrent pas et aujourd’hui, le vignoble n’occupe plus que 800 hectares environ.

Le pineau des Charentes, vin de liqueur, blanc ou rouge, servi en apéritif, compte de nos jours parmi les productions notables de l’île.

Sur sa côte est, face à la forêt des Saumonards, à 2 km au large à vol d’oiseau, se situe fort Boyard, construit sur un haut fond, sur décision de Napoléon 1er, afin de protéger l’embouchure de la Charente et l’arsenal militaire de Rochefort.

À sa pointe nord, se dresse le phare de Chassiron, sur la commune de Saint-Denis.

À son sud, Saint-Trojan, connu pour sa forêt, son train touristique et sa vaste plage de la côte ouest, est sa partie la plus balnéaire. L’endroit marque de mêmet le début de la vaste côte d’accumulation sableuse qui s’étend ensuite vers le sud, le long du littoral landais, jusqu’aux premiers contreforts du Pays basque, à peine interrompu par le pertuis de Maumusson et l’embouchure de la Gironde. Les marais de Brouage et de Rochefort poursuivent leur progression sur la mer et le « Coureau d’Oléron » tend à se colmater, par des sédiments de comblement issus des rivières et de l’érosion des falaises et des caps. Ce phénomène commence à établir un futur lien terrestre entre le continent, à Bourcefranc, et l’île, au Château-d’Oléron.

Le 28 septembre 2010, elle subit un tremblement de terre, d’une magnitude de 4,5 sur l’échelle de Richter, ne faisant ni victime ni dégât.

Son relief est dans son ensemble peu élevé. Mais, par la nature des terrains qui le composent, il n’est pas uniforme. Son point culminant, à 35 mètres d’altitude, est dans les dunes de Saint-Trojan à son sud, tandis que les plus basses altitudes sont relevées dans les marais de la côte orientale entre Le Château et Boyardville. Ceci lui donne à bien des égards des caractères assez semblables au relief de l’île de Ré, bien que quelques différences dans leurs formations géologiques opposent ces deux îles séparées par un détroit. Oléron constitue le prolongement occidental du plateau crétacé de la Saintonge, alors que Ré fait partie de la plaine jurassique de l’Aunis.

Les différences sont leurs assises géologiques. Oléron est essentiellement composée de calcaires gréseux du Crétacé, recouvrant sa partie centrale et formant une bande étroite d’une longueur d’environ 20 km sur une largeur comprise entre 2 et 5 km. Dans cette partie centrale, les hauteurs varient de 4 à 6 mètres, en moyenne, atteignant rarement plus de dix mètres, tel qu’à son nord, à Saint-Denis. Le bas plateau insulaire, au relief à peine vallonné, porte des vignes et des cultures céréalières qui sont bien adaptées aux calcaires gréseux, comme sur le plateau continental de la Saintonge.

Sur ses façades nord et ouest, ces grès forment une côte rocheuse qui surplombe l’océan avec des falaises hautes de 4 à 10 mètres, notamment à la pointe de Chassiron.

Le long de sa côte ouest, s’accumulent des sables formant par endroits des dunes plantées de pins et dont les hauteurs culminent à 31 mètres entre Domino et Les Sables Vignier. De longues plages de sable fin s’étirent jusqu’à la pointe de Gatseau, à son extrême sud. Dans ce secteur, se trouve le plus important massif dunaire, lequel porte les plus grandes hauteurs, avec 34 mètres à Saint-Trojan. Ces longues plages précèdent le plus souvent des cordons dunaires, en arrière desquels les villages balnéaires y furent édifiés. Toute la côte occidentale est baignée par la Côte Sauvage où l’action des courants marins et des vents sont à l’origine de ces formations sablonneuses qui se prolongent vers la presqu’île d’Arvert, offrant 60 km de plages de sable sur tout son littoral.

Sa côte orientale est un peu plus variée. De la pointe rocheuse de Chassiron jusqu’à l’anse de Maleconche, elle est sablonneuse et porte, à l’instar de sa côte occidentale, des dunes, plantées de chênes verts. Les dunes des Seullières, entre Saint-Denis et La Brée, précèdent le petit massif dunaire de la forêt domaniale des Saumonards, dont l’altitude atteint 20 mètres.

Depuis la pinède des Saumonards jusqu’à son sud, à Saint-Trojan, la côte est uniformément basse et marécageuse, quelquefois sablonneuse, mais jamais régulière. Au nord-est, les dunes des Saumonards protègent les marais situés aux portes de Saint-Pierre, dont le marais aux Oiseaux, et sont devenus des prés salés, pour l’élevage de moutons. Ce vaste secteur géographique, dans toute sa bordure littorale, est devenu aujourd’hui le domaine par excellence de la conchyliculture, l’ostréiculture, la mytiliculture et l’aquaculture. Mais les parcs à huîtres sont l’activité dominante de toute la partie située autour du Château-d’Oléron et jusqu’à Saint-Trojan.

Entre le continent et son sud, face à l’estuaire de la Seudre, le Coureau d’Oléron forme une sorte de chenal entretenu par un puissant courant côtier qui le met en contact direct avec le pertuis de Maumusson.

Gérée par l’Office National des Forêts, la forêt publique totale couvre 2 900 hectares, soit environ 17 % de sa surface. Ses massifs forestiers furent plantés au 19è siècle afin de protéger les habitations. Ses forêts éparses recouvrent des surfaces très différentes :

  • La forêt domaniale de Saint-Trojan, dans le sud, qui s’étend sur 3 communes, couvre 1 867 hectares. Elle est la plus grande et la plus étendue de toutes les forêts des îles du littoral atlantique français ;
  • La forêt domaniale des Saumonards, à l’ouest de Boyardville, est essentiellement composée de résineux et de chênes verts. Elle couvre 645 hectares et borde les rivages du pertuis d’Antioche, face au fort Boyard ;
  • La forêt domaniale de Domino est une forêt de résineux, composée essentiellement de pins maritimes, auxquels se mêlent des chênes verts plantés sur le cordon dunaire. D’une superficie de 164 hectares, elle est la 3è forêt la plus grande de l’île et se trouve dans la commune de Saint-Georges-d’Oléron ;
  • La forêt Briquet, également dans la commune de Saint-Georges d’Oléron, appartient au conservatoire du littoral. Ses 46 hectares, se trouvant à l’ouest de la forêt des Saumonards, sont classés en « forêt de protection ». Cette forêt donne accès à des plages de sable fin et présente un paysage ainsi qu’une biodiversité analogues aux côtes méditerranéennes ;
  • Les petits bois domaniaux, situés sur les dunes des communes de La Brée-les-Bains, Saint-Denis et Saint-Pierre, cumulent une surface totale de 53 hectares.

La réserve naturelle nationale de Moëze-Oléron compte 6 700 hectares entre l’île et la Charente continentale. Elle inclut un vaste estran, zone classée réserve naturelle par un décret de 1993, découverte à marée basse, où il est interdit de pratiquer la pêche à pied, notamment les palourdes et les coques.

Depuis le 1er avril 2011, l’île est également classée au titre des sites naturels de France et bénéficie, à ce titre, de la protection Natura 2000.

Enfin, concernant son climat, elle est la plus méridionale des îles du littoral français Atlantique, ce qui a des conséquences évidentes sur son climat de type Midi-Atlantique.

Comme le littoral de la Charente-Maritime et l’ensemble des îles charentaises, elle se caractérise par un climat particulièrement doux en hiver, notamment à son sud, et rafraîchissant en été, grâce aux influences océaniques perpétuellement en mouvement. Les îles de Ré et d’Oléron, qui enserrent le pertuis d’Antioche, renferment une véritable mer intérieure, « une petite Méditerranée », qui se réchauffe facilement, grâce à la dérive nord atlantique permettant de favoriser de très bonnes conditions climatiques où les amplitudes thermiques demeurent relativement faibles.

Se trouvant en plein cœur de la zone la plus ensoleillée de la façade atlantique française, elle bénéficie ainsi de plus de 2 100 heures d’ensoleillement par an.

Ces conditions climatiques favorables, toujours soumises aux influences de l’océan Atlantique, favorisent l’existence d’une végétation méridionale. La flore se caractérise donc par la présence étonnante de lauriers-roses, d’eucalyptus, ou encore d’agaves, aidant le mimosa à fleurir dès janvier. Aux essences déjà méridionales du chêne vert ou yeuse et du cyste, s’ajoutent des palmiers, des figuiers, des orangers et des oliviers.

De par ce climat exceptionnel, Pierre Loti la surnomma aussi « l’île aux parfums ».

Cf. Wikipédia.

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