Fort Boyard

By CR

Fortification située sur un haut-fond formé d’un banc de sable appelé la « Longe de Boyard », elle est une île artificielle se découvrant à marée basse. Elle est située entre l’île d’Aix au nord-est, l’île d’Oléron au sud-ouest, avec l’île Madame au sud-est et l’île de Ré au nord-ouest. Elle appartient à l’archipel charentais. La Longe de Boyard est rattachée au cadastre de la commune d’Île-d’Aix, dans le département de la Charente-Maritime, en Nouvelle-Aquitaine.

Le fort ainsi construit sur un banc de sable se trouve à l’origine à 4,50 mètres de profondeur sous les plus basses eaux, lui ayant donné son nom. Dans un premier temps, la désignation sur des cartes hollandaises du 17è siècle de ce banc de sable sous l’appellation de Banjaert Hollandis laissa penser à une origine néerlandaise. Ce terme, prononcé banyard, aurait pu se transformer pour devenir Boyard connu aujourd’hui.

Or, cette origine fut réfutée par des études ultérieures ayant conclu de l’emprunt inverse et de l’appellation originale qui viendrait du nom commun « boyart », désignant une partie de charpente dans une écluse de salines. La saunerie, étant une activité historiquement installée dans la proche île d’Oléron, permettrait d’expliquer cette étymologie.

Dès le 17è siècle, la construction d’un dispositif défensif sur la Longe de Boyard fut envisagée, mais le projet ne se concrétisa que dans le courant du 19è siècle. Édifié afin de protéger la rade, l’embouchure de la Charente, le port et surtout le grand arsenal de Rochefort des assauts de la Marine anglaise, il fut transformé en prison peu de temps après son achèvement. Surnommé « fort de l’inutile » par la population locale durant sa longue période d’abandon, l’édifice est dorénavant essentiellement connu dans le monde entier grâce au jeu télévisé du même nom, tourné sur place depuis 1990.

Il fait partie intégrante de l’Arsenal maritime de Rochefort, s’étendant tout au long de l’estuaire de la Charente. Depuis 1989, il appartient au département de la Charente-Maritime.

De forme oblongue, il est situé à 2 900 mètres de l’île d’Aix et à 2 400 mètres de l’île d’Oléron. Il mesure 68 mètres de long dans l’axe sur 31 mètres de large, pour une superficie au sol de 2 065 m2 et totale de 2 689 m2. La cour intérieure mesure 43 mètres de long dans l’axe, 12 mètres de large et sa surface est de 565 m2. Les murs d’enceinte culminent à 20 mètres depuis les fondations. Il est visible depuis Fouras, l’île d’Oléron, le pont reliant le Sud de l’île au continent, le phare de Chassiron par beau temps, à l’extrême Nord de l’île ainsi que d’une bonne partie de la côte Est de celle-ci, notamment depuis Boyardville, mais également depuis la ville de La Rochelle et de la côte Ouest de l’île d’Aix, où de nombreux touristes et enfants viennent en été le voir de plus près.

De 1995 à 2002, dans le cadre d’animations organisées par des groupements de communes et le conseil général, appelés les « Sites en Scènes », un feu d’artifice y était tiré à la nuit tombante du haut de son couronnement supérieur, le 14 juillet, visible depuis toutes les plages des alentours. Ce feu d’artifice contenait des milliers de fusées et durait, en moyenne, une trentaine de minutes avec, en simultané, la 1er version du générique de l’émission, composé par Paul Koulak, diffusée en boucle sur une radio locale, en 1989.

Histoire :

Ainsi construit pour protéger l’arsenal de Rochefort, il est l’un des plus prestigieux du pays. La raison exacte de sa construction, au-delà des batteries de canons disponibles sur les côtes des différentes îles, est la portée des canons de l’époque, de 1 500 mètres environ, trop faible, au regard des 5,3 km séparant Aix et Oléron, laissant donc une zone hors d’atteinte entre les deux îles.

Dès la fin de la construction de l’arsenal en 1666, la nécessité d’une protection fut évoquée. La Longe de Boyard fut envisagée comme base pour la construction, mais après les différents relevés, Vauban estima le projet impossible auprès de Louis XIV.

En 1801, profitant d’une courte trêve dans la guerre opposant la France au Royaume-Uni depuis neuf ans, Bonaparte, alors 1er consul, examina et approuva un nouveau projet de l’édification d’un fort de 80 sur 40 mètres.

Ce fort s’appuya sur les principes de la « fortification perpendiculaire » théorisée par le général, homme de lettres et ingénieur français, spécialisé dans les fortifications défensives Montalembert, dont il fut l’un des rares représentants. À l’inverse de la fortification bastionnée, ce fort fut en effet conçu pour opposer frontalement à l’ennemi des canons puissants disposés en casemates pratiquées dans l’épaisseur des murs percés de 74 embrasures.

Dès 1803, les travaux commencèrent avec la construction d’un camp de base sur l’île d’Oléron, des ateliers, des zones de stockage des matériaux, entre autres, soit le futur village de Boyardville.

Le 11 mai 1804, les travaux en mer débutèrent, où un premier bloc de rocher de 7 m3 surmonté d’une balise en fer et entouré de blocs rocheux pour l’assise des fondations, prélevés à l’explosif sur l’île d’Aix, à la pointe de Coudepont, côté Nord/Est, et transportés sur le chantier par gabares, fut posé. Les travaux se poursuivirent dans les mois qui suivirent, mais furent ralentis dans leur progression par la modestie des moyens mise en œuvre. Les ouvriers et les navires manquèrent, dont ces derniers étaient si lourdement chargés que l’un d’eux coula lors d’un transport avec 6 hommes à bord. Quant à la protection du chantier, elle n’était assurée que par un seul navire, le brick Polaski, ce qui imposa l’arrêt de sa construction en septembre 1804, lorsqu’une escadre anglaise arriva dans le Pertuis d’Antioche. L’hiver venu, près de 11 000 m3 de roches furent déversés sur le site.

Les moyens furent renforcés l’année suivante et à la fin de celle-ci, 26 000 m3 d’enrochements étaient déjà en place. Un premier mur de couronnement fut construit afin d’en tester la résistance aux vagues. Le test se révéla négatif, les tempêtes de l’hiver 1805/1806 renversèrent ou déplacèrent les blocs d’un poids insuffisant.

En 1806, 16 000 m3 de rochers furent encore apportés et la plate-forme fut alors visible à marée basse. Une première assise avec des blocs de 3 m3 fut construite, mais malheureusement emportés par les tempêtes de l’hiver 1806/1807.

En 1807, la logistique fut de nouveau renforcée. 27 navires avec ses 186 membres d’équipage et environ 600 ouvriers y étaient présents. L’assise fut reconstruite. Les blocs précédents s’étant enfoncés dans le sable, des blocs de 10 m3, des joints à la chaux hydraulique et de fortes fixations en fer sur le pourtour de l’ouvrage furent utilisés. Mais, la masse de rochers était alors si lourde, soit de 60 000 m3, que l’assise s’enfonça de nouveau de plus d’un mètre, augmentant le volume total d’enrochements nécessaire. Durant l’hiver 1807/1808, les tempêtes infligèrent de nouveaux dégâts à l’assise. De plus, les coûts estimés étant largement dépassés, les crédits furent suspendus, et les salaires des ouvriers n’arrivant plus sur le chantier, certains se mutinèrent.

En août 1808, Napoléon, venu sur place révisa le projet à la baisse. Il fut réduit à une dimension de 40 mètres par 20. En 1809, les travaux reprirent. Le 1er avril, les marins d’une frégate anglaise s’approchant du site, en mitraillant les ouvriers, s’aperçurent que le fort était sans défense. Du 11 au 15 avril, la « bataille des brûlots », se déroula au Sud de l’île d’Aix et devant l’estuaire de du fleuve la Charente, menant à la suspension des travaux sur la Longe de Boyard.

En juin 1809, la construction fut durablement suspendue.

En 1841, sous le règne de Louis-Philippe, le retour des tensions entre les Français et les Britanniques permit au projet de reprendre. Celui-ci fut redéfini à la baisse et de nouveaux crédits furent alloués.

Depuis 1809, l’enrochement mis en place s’était de nouveau enfoncé d’un mètre environ par rapport au niveau de la mer. Cependant, le temps écoulé permit à la structure de se stabiliser et la construction put être menée sur des bases saines.

Une nouvelle méthode fut mise en œuvre pour la construction des assises. Des caissons de chaux, préfabriqués dans le camp de base de l’Île d’Oléron, puis transportés par gabares pour être mis en place à marée basse avec une grue à vapeur montée sur ponton amenée sur le chantier remplacèrent les rochers. Les équipes se relayaient jour et nuit quand le temps le permettait pour accélérer les travaux et rattraper le temps perdu.

En 1848, la construction du socle s’acheva alors, s’élevant à 2 mètres au-dessus du niveau de la mer à marée haute. La construction du fort, à proprement parler, débuta l’année suivante. Le génie militaire prit la relève des entreprises ayant construit l’assise et ces travaux prirent une dizaine d’années. Le parement des assises des murs extérieurs, de couleur noire, et immergé à marée haute, fut constitué de blocs de granite du Cotentin. L’ossature du fort située au-dessus fut constituée de blocs de pierre taillée d’un calcaire ni gélif, ni érosif, provenant des carrières de Crazannes et transporté sur la Charente et acheminés jusqu’au chantier par bateau.

En 1850, deux jetées provisoires s’ouvrant à 30 degrés au sud, furent construites pour les besoins du chantier. De conception légère, elles furent reconstruites en 1852 après avoir été emportées par des tempêtes.

En 1852, la construction du rez-de-chaussée, ayant une cote niveau de + 3,50 mètres, avec des citernes, des magasins à poudre et à vivres, ainsi que des cuisines, s’acheva.

En 1854, la construction du premier étage, ayant une cote niveau de + 8,80 mètres, avec des logements d’officiers et d’employés, entre autres, fut finie.

En 1857, la construction du second étage, ayant un cote niveau de + 13,90 mètres, avec des logements d’officiers et le quartier du commandant, une infirmerie, ainsi qu’une terrasse avec son couronnement, d’une cote niveau de + 19 mètres, et enfin la tour de vigie, d’un cote niveau de + 27,00 mètres au-dessus des plus hautes eaux, se termina.

En 1859, les premiers canons furent installés.

Cependant, un problème majeur fut sous-estimé dans le projet. En raison du peu de fond autour du fort, l’accès ouest par le grand escalier de granit fut quasiment impossible à marée basse ou lorsque l’océan est agité. Lors de tempêtes, des embruns montant jusqu’au sommet de son couronnement, retombèrent dans la cour intérieure et les coups de boutoir des grosses vagues firent trembler l’édifice. Il arriva même un manque de ravitaillement pendant plusieurs mois et le délogement d’un canon de son affût.

Pour remédier à la situation, la construction d’un havre d’abordage, dit barachois, au sud-est sous la tour de vigie, et d’un brise-lames ouvert sur l’arrière, au nord-ouest, empêchant les vagues de frapper directement la paroi du fort, fut décidée.

Deux jetées de 22 mètres de long sur 4 mètres de large furent prévues pour le havre d’abordage. Une muraille en forme de chevron, située à 20 mètres du fort, constituée de blocs de 20 m3 et de 26 m3 fut conçue pour le brise-lame. La construction du havre fut partiellement réalisée, mais celle du brise-lames se heurta à des problèmes importants, probablement en raison du dispositif de manutention, soit un engin muni de flotteurs et de palans mis en œuvre pour sa réalisation.

La même année, un premier observatoire marégraphique fut installé par des ingénieurs hydrographes sur le Fort Énet, à l’extrémité nord-ouest de l’estuaire de la Charente sur le rocher d’Énet prolongeant la Pointe de la Fumée. Des problèmes d’envasement régulier de son puits de tranquillisation poussèrent l’ingénieur hydrographe Jean Jacques Anatole Bouquet de La Grye à rechercher un autre emplacement, pour réaliser des mesures du niveau de la mer dans le pertuis d’Antioche. En 1869, des travaux furent réalisés sur la jetée nord du barachois de fort Boyard et en 1873, le marégraphe fut transféré du fort Énet au fort Boyard. Le 11 août de la même année, les premières observations du niveau de la mer furent réalisées. L’observatoire fonctionna jusqu’en 1919.

En 1864, le projet fut réétudié. Une digue abritant le havre d’abordage s’ajouta aux deux jetées qui furent prolongées de 8 mètres. Le brise-lames fut remplacé par un simple éperon rocheux, triangulaire accolé à une extrémité du fort au Nord-Ouest. Un nouveau dispositif de manutention des blocs fut utilisé pour le chantier qui fut alors mené à bien.

Le 6 février 1866, le procès-verbal annonçant la fin de la totalité des travaux fut signé et marqua ainsi le terme de la construction du fort dans son ensemble.

Le fort pouvait accueillir 250 hommes durant 2 mois sans contact avec le continent. Mais, entre les premiers projets et l’achèvement de la construction, la portée des canons avait augmenté et l’utilité du fort s’en trouva limitée. Il resta tout de même une construction importante sur la mer, au même titre que certains phares. Son utilisation militaire ne fut jamais celle qu’elle aurait dû être. Il devint la cible des pillards et plus personne ne sut quoi en faire. Il servit de prison pour des soldats prussiens de la guerre franco-allemande de 1870, puis pour des prisonniers politiques de la Commune.

Plus tard, il fut voué à un projet de démolition qui ne fut pas mis en œuvre à cause d’une opposition.

En 1913, l’armée s’en sépara, les canons furent déposés et revendus à des ferrailleurs. Durant la Seconde Guerre mondiale, il servit de cible d’entraînement aux Allemands.

Depuis le 1er février 1950, il est inscrit au titre des Monuments historiques par le Ministère de la Culture. De ce fait, l’accord de la Conservation Régionale des Monuments Historiques (CRMH), service déconcentré du ministère de la Culture intégré au sein de chaque Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), est désormais nécessaire avant toute modification de l’état des lieux.

À l’abandon pendant 80 ans, il devint le domaine des oiseaux de mer qui, avec le vent, y apportèrent des graines. Elles germèrent et produisirent une végétation, notamment dans les joints des pierres, dégradant sévèrement l’ouvrage.

Le 20 juillet 1958, il se trouva à l’épicentre d’une petite secousse tellurique provoquant des dégâts sur tout le littoral. Les fissures du fort ne bougèrent pas comparativement aux anciens relevés.

Le 4 octobre 1961, le ministère des Armées décida de son aliénation et il fut transféré la direction de l’Immobilier de l’État (DIE), anciennement connue sous le nom de France Domaine.

Le 28 mai 1962, il fut mis en vente aux enchères au prix de 7 500 francs. L’enchère fut remportée pour 28 000 francs par le chirurgien dentiste et restaurateur à Avoriaz André Aerts. Sans les moyens de l’entretenir, encore moins de le restaurer et attristé par les dégâts causés entre autres par des pillards, il le remit en vente avant de s’en séparer en novembre 1988, pour 1,5 million de francs. La société de production de jeux télévisés de l’homme de télévision et de radios français Jacques Antoine l’acquit et le revendit aussitôt au conseil général de la Charente-Maritime pour 1 franc symbolique. En échange, le département s’engagea à réaliser des travaux de réhabilitation ainsi qu’à assurer l’exclusivité de l’exploitation du lieu à Jacques Antoine et Cie (JAC), 3è producteur de jeux télévisés de l’époque. Après ces travaux, le monument devint le lieu de tournage d’une émission télévisée portant son nom.

En 1988, encore propriété privée de la société de production, il fut partiellement nettoyé. L’évacuation des pierres, des gravats, des boulets, des graminées sauvages de la cour et la fermeture des soutes éventrées furent effectuées afin de faire l’objet de visites de producteurs de chaînes de télévision de tous les pays intéressés par l’idée du jeu.

En juillet 1989, après le changement de propriétaire, la rénovation totale du fort commença. Une plate-forme auto-élévatrice, toujours présente mais jamais vue à l’écran, et une passerelle d’accès furent installées à 25 mètres de lui, sur sa façade Sud/Ouest, pour en permettre l’accès à partir du bateau affrété Le Baron Gourgaud des Croisières Inter-îles, grâce à une grue à nacelle, l’accès étant devenu quasi impossible depuis la destruction du havre d’abordage du côté Est, sous la tour de vigie. Cette plate-forme sert également à la logistique du fort avec un groupe électrogène, des réserves d’eau potable et des matériels indispensables au tournage des émissions. Il fut entièrement nettoyé, 50 cm d’épaisseur de guano et 700 m3 de déchets divers furent évacués vers le continent. Ses ouvertures furent nettoyées et fermées par des fenêtres, des portes et des volets. En automne, une plate-forme de déambulation, sorte de pont, fut construite dans la longueur de la cour de chaque côtés, au niveau du premier étage, afin d’y desservir les cellules. La construction des décors fut arrêtée à cause de l’arrivée de tempêtes hivernales. Au printemps 1990 les derniers décors furent installés, comme la Salle du Trésor ou la vigie qui furent peu de temps avant le tournage de la première émission.

En 1996, les plates-formes d’artillerie furent démontées et restaurées mais le fort fragile subit encore les dégâts de la mer.

En 1998, le département décida d’entamer une nouvelle restauration. Chaque pierre du couronnement et du sol de la terrasse fut déposée, puis réimplantée après avoir été brossée et nettoyée. Pendant l’hiver 1998/1999, l’hélicoptère employé pour les transports des matériaux et des matériels de travaux réalisa au total près de 6 000 rotations entre le fort et le dépôt de Boyardville. Cette restauration permit également un nettoyage complet des murs de façade avec un contrôle du jointoiement des pierres ainsi qu’une réparation d’un certain nombre de fissures. L’étanchéité de la terrasse fut entièrement refaite. L’emplacement de la pendule, non restaurée en 1989, fut réparé. Cette partie des travaux dura de septembre à avril. Durant l’hiver 2003-2004, la cour intérieure fut refaite.

En 2005, les dernières restaurations majeures furent réalisées. Le colmatage, par injections de coulis de mortier et de béton spécial, des assises fissurées du côté sud fut effectué au printemps, avant les tournages du jeu télévisé fin été. La réfection de l’ensemble des murs de la cour, piliers des arcades inclus, exécutée par l’équipe de tailleurs de pierre engagée pour remplacer les blocs endommagés, travaillant sur la terrasse du fort pour tailler les pierres à remplacer aux dimensions voulues, après avoir fait venir le matériau d’Oléron en hélicoptère, et de refaire les joints des murs.

En juin 2021, le département de la Charente-Maritime annonça sur les réseaux sociaux une reconstruction partielle de ses équipements. Une reconstruction du proscenium et de la passerelle en bois fut prévue en 2022-2023, dont les travaux devaient commencés à la fin des tournages de la saison 2022. Le département annonça aussi la reconstruction totale du brise-lames et du havre d’abordage, permettant au fort de retrouver son aspect de 1857.

Le 19 avril 2024, le département de la Charente-Maritime annonça officiellement la tenue de ces vastes travaux pour la protection du fort, « menacé de destruction », pour 2025 à 2027, afin de renforcer le pourtour de l’édifice, dégradé par les tempêtes de l’océan au fil du temps. Après une phase de préparation débutant été 2025, où la risberme commença aussi à être réparée, le havre d’accostage fut préfabriqué à partir de l’automne avant d’être posé sur site l’été suivant. À partir de l’automne 2026, l’éperon sera préfabriqué avant d’être installé à son emplacement définitif à l’été 2027. À terme, en 2028, le fort ouvrira ses portes au public. Pour mener à bien ces travaux, le département de la Charente-Maritime s’est associé à la Fondation du patrimoine.

Cf. Wikipédia.

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