Les îles de la Vendée

By CR

Les Chiens Perrins :

Ils constituent un récif submergé à marée haute situé au nord-ouest de l’Île d’Yeu, face à la Pointe du But. Ils sont la cause de nombreux naufrages, avec ceux de Basse Flore et de Grand Champ. Les courants marins arrivant au nord de Basse Flore créent un remous permanent rendant l’endroit particulièrement dangereux pour les navigateurs. La liste des navires qui s’y brisèrent et celle des marins ayant perdu la vie sont longues. Ces naufrages fut malheureusement inévitables et dès le Moyen Âge. Les sauvetages en mer y sont donc assez fréquents.

La décision d’édifier une tourelle-balise fut prise à la suite du naufrage de la Mathilde en 1878. L’ouvrage construit au milieu du récif mesure 19 mètres de haut et est de marque cardinale ouest, soit jaune-noir-jaune. La balise fonctionna au gaz propane à partir de 1935. Elle fut par la suite électrifiée pour une portée de 7 milles pour le secteur blanc et de 4 milles pour le secteur vert. Cf. Wikipédia.

Île de Bouin :

Ou Boing n’existe plus en tant que telle puisqu’elle fut victime d’envasement. Elle appartenait à une vaste zone de marais située autour du village de Bouin, séparée du continent par le cours du Dain. La création d’une digue protégeant le Marais breton des raz-de-marée eut pour effet sa poldérisation avec un gain de terre sur la baie de Bourgneuf.

Elle fut pillée et incendiée par les Vikings en 813 ou 820 ainsi que par les Français en 1471, dont elle était bretonne à l’époque, lors des guerres entre la Bretagne et la France. Durant les guerres de Vendée, elle fut rebaptisée « île Marat » par les révolutionnaires en hommage au médecin, journaliste et homme politique français Jean-Paul Marat assassiné le 13 juillet 1793. Au 14è siècle, elle bénéficia des franchises insulaires, propices au développement de la contrebande. Au 17è siècle, comme sur l’île d’Yeu, les îliens firent pousser leurs propres plants de tabac. Le commerce clandestin devint si florissant qu’ils durent se lancer dans l’importation massive. Des sociétés de faux tabatiers, impliquant toutes les couches de la société îlienne, furent créées pour réguler le trafic. Les bateaux s’en allaient par flottilles vers le Nord pour ramener du « bon » tabac, stocké alors dans des entrepôts. Avant 1789, elle dépendait de l’évêché de Nantes mais relevait des Marches Bretagne-Poitou. En 1789, ses députés demandèrent, en vain, que sa paroisse soit rattachée au département de la Loire-Inférieure, ayant pour chef-lieu Nantes. Leur demande, motivée par l’affinité pour le pays de Nantes, mais surtout par des enjeux fiscaux et économiques, reçut l’opposition des députés poitevins et ne fut pas suivie par le Comité de Constitution. Cf. Wikipédia.

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