Île du Pilier et son phare
By CR
Elle est située dans l’océan Atlantique, au large du port de l’Herbaudière, à la pointe nord de l’île de Noirmoutier. Inhabitée, de nature granitique et gneissique, elle est une réserve naturelle appartenant au conservatoire du littoral depuis 1994. Elle a surtout un intérêt ornithologique, étant notamment une zone de nidification de l’eider à duvet.
Elle abrite un phare faisant partie du balisage sud de l’estuaire de la Loire et dépend de la commune de Noirmoutier-en-l’Île.
Elle n’est accessible que par bateau et l’accès est limité durant la saison de nidification des oiseaux.
Concernant sa toponymie, en 1761, le chanoine et historien noirmoutrin André Commard de Puylorson en donna une hypothèse explicative, quoique à fond légendaire, dans son Histoire de Noirmoutier. Il énonça alors que »Pilier » serait dérivé de Puellier donnant Insula Puellarum, « Île des Filles ». Cette dénomination viendrait, toujours selon l’auteur, d’une communauté de femmes indépendantes, d’amazones, qui vivait sur l’antique Noirmoutier. Le fond historique de cette version est toutefois rejeté en bloc par les historiens.
Située à environ 4 500 mètres au nord-ouest de la pointe nord de l’île de Noirmoutier, elle détient différents éléments remarquables :
– Une ancienne maison d’habitation, sémaphore, située sur le fortin en son centre. Le sémaphore fut déclassé en tant que « poste militaire relatif à la défense des côtes et à la sécurité de la navigation » le 20 mai 2009.
– Des enclos destinés à l’élevage.
– Le phare de 1827 de forme allumage sur une tour cylindrique en maçonnerie de pierre de taille se trouve sur sa pointe nord-ouest.
– Le phare de 1877 en forme de tronc de pyramide couronnée par un mur en briques rouges est à proximité au nord de la tour cylindrique.
– Et la jetée d’accès située à son sud-est.
Histoire :
Les traces les plus anciennes de son occupation remontent au Néolithique, soit de 5 000 av. J.-C. à 2 500 av. J.-C., dont elle pouvait être à cette époque rattachée à l’île de Noirmoutier.
Elle possède une position stratégique et une longue histoire en tant que lieu de retraite monastique, base de piraterie et site de fortification militaire.
En 1172, les moines cisterciens de l’abbaye de Buzay y établirent une abbaye, dont l’isolement de ce lieu convenait particulièrement bien à leur désir de simplicité et d’austérité. Mais au bout de trente-trois ans, ce lieu étant trop exigeant, les moines choisirent en 1205 de se rapatrier sur l’île de Noirmoutier, plus grande et plus accueillante, pour y construire l’abbaye dite de la Blanche, à cause de la couleur des coules monastiques, grâce à un don du seigneur Pierre V de La Garnache.
En 1994, le Conservatoire du littoral y acquit 4 hectares auprès du Ministère de la Défense. Il devint ainsi propriétaire des 2/3 de l’île du Pilier et fit de cette dernièr un site protégé. Ainsi inhabitée, elle accueille l’une des principales colonies d’oiseaux marins du Golfe de Gascogne. Le tiers nord reste la propriété de l’État avec ces phares.
L’île du Pilier fit l’objet de plusieurs classements environnementaux :
- 2006 : ZNIEFF type 2 n° 520012228 ;
- 2008 : Zone de Protection Spéciale : Estuaire de la Loire Sud – Baie de Bourgneuf site n° FR5212014 ;
- 2011 : ZNIEFF type 1 n° 520005746.
Les principaux centre d’intérêt de cette réserve sont :
– géologique : l’îlot maritime étant de nature granitique et gneissique ;
– ornithologique : zone de nidification de l’eider à duvet, du pipit maritime, du goéland et présence d’huîtrier pie ;
– botanique : Erodium maritimum, dont les populations de goélands et de lapins ont entraîné une très forte dégradation de la végétation.
Cf. Wikipédia.
Phare du Pilier :
Géré depuis 1905 par le Service des phares et balises de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, il fut construit sur l’île du Pilier et fait partie du dispositif de balisage sud de l’estuaire de la Loire.
Premier phare :
En 1829, la construction d’une tour cylindrique en maçonnerie de pierre de taille de 29,50 mètres, 32,50 mètres au-dessus de la mer, sur un soubassement carré se réalisa. Elle fut équipée d’un feu fixe blanc varié de quatre minutes en quatre minutes par des éclats précédés et suivis de courtes éclipses.
En 1860, la tour et la construction des dépendances pour les gardiens furent restaurées.
En 1870, la modification de la lanterne pour recevoir un brûleur au pétrole fut effectuée, mais la chaleur dégagée fut telle que les soudures de la lanterne fondirent et la construction d’une nouvelle tour devint nécessaire.
Deuxième phare :
En 1877, le rallumage du même feu sur une tour en forme de tronc de pyramide en moellons de 30,20 mètres sur un soubassement carré en pierres apparentes eut lieu.
En 1903, un feu à trois éclats groupés blancs toutes les 20 secondes fut installé.
En 1910, une sirène de brume y fut établit.
En 1934, elle fut remplacée par un appareil sonore plus puissant.
Le 13 août 1945, le rallumage du feu s’effectua et la remise en route de la sirène se fit en 1946.
En 1966, deux aérogénérateurs sur pylône furent installés.
Phare actuel :
En 1996, il fut automatisé et est sous télécontrôle depuis Saint-Nazaire. Sa lanterne, de grande taille, est peinte en rouge. Sur sa face sud-est, une demi-lanterne placée à 7 mètres au-dessus du sol, dispense un feu scintillant continu de secteur rouge. À côté, l’ancienne tour cylindrique est surmontée de l’ancienne radio-balise. Entre les deux, les anciens locaux techniques et logements de gardiennage s’y trouvent.
Le 2 décembre 2011, il fut inscrit au titre des monuments historiques, puis fut classé le 3 octobre 2012.
Cf. Wikipédia.


Commentaires
Enregistrer un commentaire