Les clématites

By CR

Clematis forment un genre de la famille des renonculacées, comprenant environ 300 espèces de vivaces herbacées à souche ligneuse et de plantes grimpantes, semi-ligneuses, persistantes ou caduques. Elles se trouvent dans les deux hémisphères, notamment en Europe, dans l’Himalaya, en Chine, en Australie, en Amérique du Nord et Amérique centrale. Elles sont cultivées pour leur abondante floraison très décorative.

Il existe plus de 40 cultivars, généralement à grandes fleurs.

Du fait de la diversité des espèces, des vivaces herbacées de petites tailles, arbustes grimpants ou étalés, aux plantes grimpantes atteignant de 1 à 15 mètres de hauteur, l’aspect des clématites varie considérablement.

Le nom vernaculaire de Clématite provient du grec ancien klématis, signifiant « sarment » ou « branche », terme ayant directement fourni au naturaliste suédois Carl von Linné la dénomination du genre Clematis en 1753. La première espèce connue est la Clematis vitalba, qui dès l’Antiquité était utilisée en huile macérée pour lutter contre la gale.

En 1548, elle fut mentionnée pour la première fois dans l’herbier de l’ornithologue et botaniste anglais William Turner. À cette époque elle était nommée Travellers’s Joy dans les pays anglophones alors qu’en France elle était appelée vigne blanche ou herbe aux gueux car les mendiants l’utilisaient en la frottant sur leur peau afin de provoquer des irritations et se faire plaindre des passants.

En 1569, le premier genre introduit en Europe, le fut en Espagne avec la Clematis viticella, puis en 1597, les Clematis integrifolia, Clematis cirrhosa et Clematis recta.

En 1726 et 1730, les espèces nord-américaines Clematis crispa et Clematis viorna furent introduites, puis suivirent les espèces asiatiques Clematis orientalis et Clematis florida.

En 1836, les espèces chinoises Clematis lanuginosa et Clematis patens furent introduites en Europe, dont avec celles-ci l’hybridation arriva.

Concernant leurs aspects botaniques, les plantes du genre Clematis sont en majorité grimpantes, ligneuses, atteignant 2 à 5 mètres de haut.

Leurs feuilles, parfois opposées, alternes, glabres ou pubescentes, sont simples, tripalmées, pennées ou bipennées, avec le bord entier ou irrégulièrement découpé. Les espèces grimpantes s’accrochent au support ou à la plante hôte par le biais des pétioles transformés en vrilles. Certaines espèces disposent de feuilles persistantes comme la Clematis armandii ou les clématites du genre cirrhosa.

Leurs fleurs, bisexuées, sont généralement solitaires ou groupées en cymes ou en panicules. Elles ne possèdent pas de pétales, mais présentent 4 à 10 sépales de dimensions, de formes et de couleurs très variables. La floraison est généreuse, suivie de fruits plumeux, décoratifs, de couleurs également variables selon les espèces. Certaines fleurs, comme celles de Clematis recta, sont odorantes.

Leurs fruits sont des akènes à carpelles à arête plumeuse.

Au sujet de leur toxicité, les clématites contiennent une proto-anémonine toxique. En interne, le jus est un violent purgatif qui peut être fatal. En externe, elles peuvent être irritantes et allergisantes. Elles sont toxiques pour les chiens qui l’ingèrent accidentellement.

Les clématites sont réparties en 3 groupes, en fonction de leur exigence de culture :

Groupe 1 :

Il comprend des espèces à floraison précoce. Ces clématites portent des petites fleurs en janvier ou en mars dans l’hémisphère nord, sur les pousses de l’année précédente. Elles se plaisent en situation abritée, mais ensoleillée, dans un sol bien drainé. Leurs feuilles vert moyen, lustrées, persistantes ou caduques, sont divisées en 3 folioles lancéolées de 9 à 12 cm de long ou entières, oblongues et finement découpées, de 5 cm de long. Leurs fleurs simples, en clochette ouverte, mesurent de 2 à 5 cm de diamètre. Elles sont des plantes rustiques. Elles doivent être taillées après la floraison. Il est aussi conseillé de supprimer les tiges mortes ou abîmées et de raccourcir les autres si nécessaire, ce qui favorise la formation de nouvelles pousses pour l’année suivante. Les Clematis alpina et Clematis montana, par exemple, font partie de ce groupe.

Groupe 2 :

Il concerne des cultivars précoces à grandes fleurs. Ces clématites fleurissent entre mai et juillet dans l’hémisphère nord, sur les pousses latérales des tiges de l’année précédente, puis en août-septembre, à l’extrémité des pousses de l’année. Leurs feuilles, caduques, vert pâle à vert moyen, sont composées de 3 folioles ovales à lancéolées de 10 à 15 cm de long ou simples et ovales mesurant de 7 à 10 cm de long. Leurs fleurs sont dressées, simples, semi-doubles ou doubles, le plus souvent en coupe large, de 10 à 20 cm de diamètre. Ces plantes sont assez rustiques, les hivers rigoureux peuvent compromettre leur précocité. Il convient de supprimer les tiges mortes ou faibles au début du printemps avant la reprise de la croissance et de rabattre toutes les autres au-dessus de 2 beaux bourgeons. Ces derniers produisent des tiges secondaires qui porteront des pousses latérales fleurissant en fin de printemps. Les fleurs fanées sont à supprimer, les jeunes tiges fleuriront alors en fin de saison.

Groupe 3 :

Il compte 3 catégories :

– Les cultivars tardifs à grandes fleurs. Ces clématites fleurissent de juillet à septembre sur les pousses de l’année. Leurs feuilles, caduques, vert pâle à foncé, sont composées de 3 folioles ovales à lancéolées de 10 à 15 cm de long ou sont simples et ovales mesurant de 7 à 10 cm de long. Leurs fleurs, simples, ouvertes vers l’extérieur, forment une coupe large de 7 à 15 cm de diamètre. Elles ont une bonne rusticité.

– Les espèces et les cultivars tardifs à petites fleurs. Ces clématites fleurissent de juin à octobre sur les pousses de l’année. Leurs feuilles, de 2 à 15 cm de long, caduques, vert pâle à foncé ou gris-vert, sont pennées ou bipennées, avec des folioles lancéolées, ou simples et lancéolées. Leurs fleurs, de 1 à 10 cm de diamètre, sont simples ou doubles en coupe large, en étoile, campanulées, en forme de tulipe ou tubulées. Elles ont un très bonne rusticité.

– Les espèces et les cultivars herbacées. Ces clématites fleurissent de juillet à octobre sur les pousses de l’année. Elles se plantent dans les massifs de vivaces. Leurs feuilles, de 3 à 15 cm de long, vert moyen à foncé ou vert-grisâtre, sont entières et lancéolées, ovales ou cordiformes, parfois avec le bord denté. Certaines sont composées de 3 à 5 folioles lancéolées et ovales de 3 à 8 cm de long. Leurs fleurs sont simples, étalées, mesurant de 1 à 2 cm de diamètre, ou encore campanulacées ou tubulées, de 1 à 14 cm de long.

Pour toutes les catégories de ce groupe, il est recommandé de rabattre toutes les tiges de l’année précédente au-dessus d’une paire de bourgeons, entre 15 et 20 cm du sol, au début du printemps juste avant l’entrée en végétation.

Les clématites des 3 groupes ont en général une très bonne rusticité, presque tout le temps.

Les espèces grimpantes sont utilisées pour garnir des supports verticaux tels que les pergolas, treillages, arceaux, tonnelles ou murs, voire pour habiller les branches d’un grand arbuste ou d’un petit arbre. Les espèces herbacées sont utilisées dans les massifs. Les clématites se plantent de préférence en plein soleil, dans un sol fertile, humifère, bien drainé, en ombrageant les racines et la base de la tige, avec une tuile plate par exemple. Il convient de pailler la base des clématites un mois avant l’équinoxe de printemps avec du compost de jardin ou du fumier bien décomposé, en évitant le contact direct avec les tiges. Il est conseillé de recouvrir le pied des clématites grimpantes avec une petite butte de terre afin de réduire les risques de flétrissement, tout en favorisant l’émission de pousses vigoureuses depuis la souche. Après la plantation, l’usage est de rabattre les tiges des clématites grimpantes caduques, à environ 30 cm de base au-dessus d’une belle paire de bourgeons, de palisser les tiges sans les serrer, jusqu’à ce que la plante s’agrippe d’elle-même. Les espèces et les cultivars herbacés doivent être soutenus en piquant des branches ramifiées dans le sol. Les semis des fruits se font en godet ou en châssis froid en automne.

La division ou séparation de rejets des espèces herbacées se pratique en avril et les boutures herbacées en mai-juin, ou semi-ligneuses en juillet alors que les marcottes sont à faire en février ou en mars.

Les clématites flétrissent en sol trop humide. Les campagnols et les vers gris dévorent les tiges. Les pucerons et les aleurodes des serres sont également des parasites pour elles.

Enfin, dans le langage des fleurs, la clématite symbolise le désir ou les liens.

Cf. Wikipédia.

Les clématites du genre cirrhosa, par exemple, offrent une floraison éclatante dès novembre et jusqu’en février.

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