Humeur de décembre 2025
By CR
Notre rubrique Humeurs se clôture pour cette année avec les baies et feuillages de Noël. Des décorations pouvant aussi servir pour le Réveillon et Jour de l’An. Cette même rubrique reviendra l’année prochaine.
Badiane chinoise :
La badiane chinoise ou anis étoilé est le fruit du badianier de Chine, Illicium verum, utilisée comme épice en cuisine pour son goût anisé. Le fruit est composé d’un polyfollicule ligneux à huit carpelles contenant chacune une graine brillante. Il forme ainsi une étoile à huit branches très caractéristique, d’où le nom vernaculaire d’anis étoilé. Ses fruits cueillis verts sont ensuite séchés au soleil où ils prennent alors une couleur marron rouge.
Les Chinois la connaissent sous différentes appellations. La plus courante, liée à ses huit lobes, porte le nom chinois pouvant être traduit littéralement par « huit cornes ». Elle est également appelée, selon la traduction littérale, « gros fourrage », « grand fenouil » ou « fenouil à huit cornes ». Elle est aussi nommée « anis de Sibérie », « fenouil de Chine », par ailleurs.
Le terme est un emprunt au persan bādiān, « anis, fenouil », en raison de l’odeur et du goût communs avec le fruit de l’anis, Pimpinella anisum L..
Le fruit de la badiane japonaise, ressemblant fortement à la badiane chinoise, est toxique et interdit à la commercialisation en France.
Elle sert dans les apéritifs anisés industriels, où elle a peu à peu remplacé l’anis vert d’autrefois. Elle est utilisée en médecine traditionnelle pour ses vertus diurétique et tonicardiaque, entre autres. Elle est une épice, à l’arôme plus puissant que l’anis vert, qui entre dans la composition du fameux mélange de la poudre aux cinq épices (badiane, poivre du Sichuan, cannelle, clou de girofle, graines de fenouil). Elle produit une huile essentielle riche en anéthol, entre autres, qui se distingue essentiellement de l’huile d’anis vert par sa teneur en fenchone et son absence d’isomère de type pseudo-isoeugénol. Elle se trouve également dans les tisanes et la composition des currys, entre autres.
Dans la cuisine de la province de Hubei, en Chine, elle est souvent utilisée avec le poivre du Sichuan et des piments de Cayenne pour préparer les légumes sautés.
En Europe, elle sert notamment à la fabrication de l’anisette, du pastis, de l’ouzo ou de la sambuca.
En pâtisserie, elle aromatise gâteaux et galettes traditionnelles de l’ouest de la France, infusée dans du lait. En Allemagne, elle sert à la fabrication des marmelades. Elle facilite les digestions difficiles, d’où son succès en apéritif, digestif ou dessert.
Elle fut introduite en Europe par le marchand, explorateur et auteur littéraire Marco Polo durant ses voyages des 13è et 14è siècle. Épice rare et très chère au Moyen Âge, son utilisation se développa en Occident à partir de la Renaissance, grâce à son importation par l’Empire britannique.
Sa récolte a lieu deux fois par an, en avril et octobre.
Enfin, 90 % de la production mondiale de badiane provient de la province du Jiangxi en Chine, où elle fait vivre 10 millions de personnes. Le reste est produit au Viêt Nam, au Cambodge, au Laos, au Japon et aux Philippines.
Cf. Wikipédia.
Cannelle :
La cannelle est une épice constituée de l’écorce intérieure de certains arbres, les canneliers, de la famille des Lauracées. Toutes les parties de la plante étant aromatiques, l’épice englobe également les fleurs, les fruits et les déchets, appelés chips de l’arbre, qu’ils soient entiers, écrasés ou moulus.
La plus connue et la meilleure est celle issue du Cannelier de Ceylan, mais il en existe beaucoup d’autres, dont la cannelle de Chine, ou casse, la plus ancienne répertoriée.
Cf. Wikipédia.
Cynorhodon :
Le cynorrhodon ou cynorhodon ou églantine, est sur le plan botanique le faux-fruit provenant de la transformation du conceptacle floral des plantes du genre Rosa, soit églantier ou rosier, appartenant à la famille des Rosacées. Les fruits proprement dits des rosiers sont en réalité des akènes velus, de 2 mm de longueur et de 1 à 1,5 mm de largeur, situés à l’intérieur et improprement appelés « graines ».
Il est nommé vulgairement « gratte-cul », car il fournit du poil à gratter, comme il est aussi parfois appelé « gousson ».
Le terme est issu du grec kunorhodon qui signifie « rose de chien ». Cette appellation vient des propriétés attribuées à la racine de l’églantier, soit « rosier des chiens », dont la fleur, l’églantine, porte aussi le nom de « rose canine », dog rose en anglais, pour lutter contre la rage.
Bien que le Dictionnaire de l’Académie française retienne la seule orthographe cynorhodon, la graphie de cynorrhodon est également admise.
Ce faux-fruit charnu, ovoïde, allongé, plus ou moins globuleux, selon les espèces et variétés, mesure de 15 à 25 mm de long. Il est de couleur rouge orangé à maturité. Il forme une espèce d’urne, ouverte au sommet, qui porte les restes desséchés des étamines et des sépales. Il contient à l’intérieur 20 à 30 vrais fruits étant des akènes issus de la transformation des carpelles et ayant chacun une seule graine. Ces akènes, prolongés par le reste des styles et stigmates, sont munis de nombreux poils stériles.
Il arrive à maturité en automne, vers octobre-novembre, dans l’hémisphère nord, mais peut être présent tout l’hiver dans les haies champêtres. Il se consomme à maturité ou mieux encore après les premières gelées, quand il est blet (dont la chair s’est ramollie et tachée sans être encore gâtée) et que la pulpe est molle, astringente et acide.
Ses akènes fibreux doivent être enlevés, car leurs poils sont très irritants pour la peau et les muqueuses. Ceux-ci constituent d’ailleurs le « poil à gratter ». Ils ne sont plus irritants au niveau de la muqueuse intestinale, mais ont un effet vermifuge. Le nom de « gratte-cul » fait référence au prurit anal souvent associé à l’infestation de l’intestin par des ascarides.
Ses fruits sont riches en vitamine C, 20 fois plus que les oranges, s’ils sont consommés sans cuisson, la vitamine C est détruite au-dessus des 60°C, mais aussi en vitamines B et PP, en provitamine A et en sels minéraux. Ils contiennent aussi des sucres, soit le saccharose et le lévulose. Séchés ou frais, ils s’utilisent surtout cuits en confitures maison et artisanales, gelées, marmelade, ketchup, sirops et liqueurs seules ou mélangées à d’autres fruits. Frais et récoltés tardivement, voire ramollis par les gelées, après une légère cuisson, ils forment une pâte qui se mange sucrée avec des laitages, procurant à l’organisme un apport nutritif important sous une forme rapidement assimilable, et légèrement diurétique. Séchés et réduits en poudre, ils peuvent servir à faire des décoctions et des tisanes. Ils servent aussi à réaliser de la bière ou du vin.
En pressant un cynorhodon bien mou, bien mûr, en le plaçant entre 3 ou 4 doigts, une pulpe rouge et sucrée en sort, tout en laissant les poils et les fruits à l’intérieur.
De nombreuses Premières nations d’Amérique du Nord consommaient les cynorhodons, généralement bouillis en soupe, mélangés à de la graisse animale ou infusés en décoction. Ils étaient particulièrement utiles en période de disette, puisqu’en partie ils étaient présents sur les buissons tout l’hiver. Les Pieds-Noirs, Blackfoot, les consommaient broyés et mélangés à de la graisse, avant de les frire dans une sorte de poêle. Occasionnellement, ils s’employaient à la préparation du pemmican. Certaines communautés les utilisaient également pour leurs vertus médicinales.
Le peuple des Iñupiat de l’Alaska en faisait une sorte de pudding, en mélangeant la pulpe écrasée avec de l’huile de phoque et de l’eau ou ajoutait les baies à un plat à base de queues de saumon pré-mastiquées et séchées. Les Tanainas en faisaient une sorte de crème glacée, mélangée à de la graisse ou des œufs de poisson.
Des pêcheurs du Grand lac des esclaves, situé dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada, utilisaient les fruits pour confectionner une sorte de bière.
En Allemagne, le fruit séché réduit en farine est la base de l’infusion nommée Hagebuttentee. En Arménie, le jus sert de boisson. Aux Pays-Bas, la confiture de cynorhodons, rozenbotteljam, et d’autres produits à base de ceux-ci peuvent se trouver dans les supermarchés. En Suède, le nyponsoppa, littéralement « soupe de cynorhodon », est consommé en dessert ou en entrée. En Tchétchénie, il est servi en thé.
Dans l’Est de la France, il est distillé pour produire une eau-de-vie vendue sous le nom de gratte-cul. Dans l’Ouest, le jus vient parfumer des apéritifs à base de vin, toujours sous le nom de gratte-cul. En Aveyron, le fruit, très présent sur les causses, est ramassé à maturité après les gelées pour réaliser une confiture, nommée « confiture de quina » à Millau ou « confiture de gratte-cul » dans les villages du causse Noir.
Cf. Wikipédia.
Gaultheria :
La Gaultheria est un genre de plante à fleurs de la famille des Ericaceae ayant de nombreuses espèces d’arbustes originaires d’Asie, d’Amérique et d’Australie. Certains auteurs y incluant d’autres genres, comme Pernettya, le nombre d’espèces est donc fluctuant.
Plusieurs espèces sont utilisées comme arbustes ornementaux, particulièrement Gaultheria mucronata du sud du Chili et Gaultheria shallon du Pacifique nord-ouest et nord américain. La Gaultheria est cousine de la bruyère et des myrtilles, d’autres éricacées.
Cf. Wikipédia.
Houx :
Le Houx commun, Ilex aquifolium L. est une espèce d’arbustes ou de petits arbres à feuillage persistant de la famille des Aquifoliacées, couramment cultivé pour son aspect ornemental, notamment grâce à ses fruits rouge vif. Il est l’une des très nombreuses espèces du genre Ilex et le seul à pousser spontanément en Europe.
Espèce de sous-bois assez commune en Europe, elle croît en plaine et en montagne jusqu’à 1 500 mètres d’altitude, voire davantage dans les régions les plus méridionales de son aire d’expansion. Elle se trouve surtout en terrains acides, plutôt dans des stations fraîches, mais se plaît aussi dans les terres calcaires dont le degré hygrométrique de l’air est suffisant. Elle ne supporte pas les températures trop froides. En condition favorable, elle se marcotte facilement et peut devenir envahissante. Elle rejette beaucoup de souches. Ses rameaux couverts de drupes persistant tout l’hiver sont recherchés au moment des fêtes de Noël, où ils sont vendus par les fleuristes en décoration de Noël. Ils sont parfois utilisés à l’occasion de la fête des Rameaux. Son feuillage tout autant persistant lui vaut d’être considéré comme l’une des plantes du nouvel an avec l’ajonc, le buis, le genévrier, le gui, l’if, le laurier et le lierre.
Le terme houx est issu du vieux bas francique hulis, mot reconstitué d’après l’ancien haut allemand hulis, huls. La racine du mot se retrouve dans l’anglais holly, le néerlandais hulst et l’allemand Stechhülsen. Il est apparenté au gaélique cuillean, au breton kelenn et dérive probablement du proto-indo-européen kulisos désignant une plante épineuse.
Il donna les noms houssaie, « lieu planté de houx », houssine, « baguette de houx », houssoir, « balai de houx », d’où vinrent les expressions houssiner, battre avec une houssine, houspigner, peigner avec un houssoir, transformée plus tard en houspiller, maltraiter, tourmenter. Et la houssière désigne le lieu où se cultivait du houx servant à la fabrication de la glu.
En France du nord, issu de la langue d’oïl, ce nom est fréquent en toponymie pour citer des communes et des lieux-dits avec diverses variantes, comme La Houssaye, La Houssoye, Houssay, Housseras, Housset, Houssière, Oussières, entre autres. Il se retrouve également dans le toponyme breton Kelenneg, ayant donné Quelneuc.
En France du sud, issu de la langue d’oc ou francoprovencale, et au sud du domaine d’oïl, se trouvent les Agresle, dans le Brionnais, Aigrefeuille, Arfeuil, Arpheuilles, Grandfuel, en Aveyron, ou Griffeuille, dans un quartier de la ville d’Arles, avec des graphies et phonétiques plus ou moins francisées. Dans la langue du gascon, se disent agreoèr, agreular, agreulèra, sur agreu.
Le toponyme britannique Hollywood signifie « le bois de houx », holly, littéralement en français « houx » et wood, littéralement « bois » en français.
Cette espèce est native des régions tempérées de l’ancien monde, c’est-à-dire d’Afrique du Nord, soit de la Tunisie au Maroc, d’Europe occidentale et méridionale, soit du Royaume-Uni, du Portugal à l’Albanie et à la Roumanie, d’Asie occidentale, soit de la Turquie à l’Iran.
Elle est naturalisée sur d’autres continents, notamment en Amérique du Nord et en Australie. Sur la côte ouest de l’Amérique du Nord, de la Californie à la Colombie-Britannique, I. aquifolium peut rapidement coloniser les milieux ensoleillés comme ombragés et nuire aux espèces autochtones. Pour cette raison, l’espèce est considérée envahissante en Colombie-Britannique, en Californie et à Portland, tandis qu’elle fait l’objet d’un suivi dans l’État de Washington.
En France, le Houx commun est présent dans la quasi-totalité du pays. Des peuplements remarquables existent dans plusieurs sites méridionaux, notamment dans la forêt de Stella en Haute-Corse, la forêt de Valbonne dans le Gard, dans le massif du Caroux, dans l’Hérault, et dans le massif de la Sainte-Baume, dans le Var.
Le Houx commun contient dans son feuillage ainsi que dans ses fruits des alcaloïdes. La consommation massive des fruits risque d’entraîner des vomissements et des troubles digestifs, voire, si la quantité est très importante, des troubles neurologiques qui peuvent conduire à la mort. Mais l’intoxication grave est rare. Même si des jeunes enfants sont tentés de consommer ses fruits aux couleurs vives souvent présents dans les maisons durant les fêtes de fin d’année, les drupes amères sont vomitives, ce qui évite une consommation excessive. Cette toxicité est surtout présente dans les fruits, les très jeunes pousses pouvant être consommées en salade ou en garniture d’omelettes.
Toutefois, cette plante fut employée autrefois en médecine populaire, tant par voie externe pour son pouvoir résolutif, sous forme de cataplasmes de feuilles fraîches broyées, que par voie interne pour son pouvoir fébrifuge, antispasmodique et expectorant, en décoction de feuilles ou de macération dans du vin. Dans certaines régions d’Europe, comme en Alsace, de l’alcool blanc est produit à partir de fruits fermentés et distillés. Ses propriétés toniques se retrouvent dans le « thé du Paraguay », dont les feuilles riches en caféine sont torréfiées, pulvérisées et infusées dans l’eau chaude. Ces feuilles permettent aussi de produire le maté. En Allemagne, dans la Forêt-Noire, une infusion de feuilles du houx européen était bue en guise de thé.
Le Houx commun sert également à former des haies semi-défensives et a peu d’ennemis en culture. Il peut être sujet à des attaques de pucerons ou de cochenilles sur le feuillage.
Le bois de houx est d’usage peu courant, car la coupe des arbres bien formés est rare. Il est néanmoins apprécié des maquettistes, marqueteurs et tourneurs, particulièrement pour la fabrication des pièces blanches des jeux d’échecs. Il est dense et homogène, assez lourd, à grain fin, de couleur blanc nacré, parfois crème ou rose, pouvant devenir brun en son centre, parfois avec des nuances verdâtres. Il est relativement facile à travailler. Il connaissait de nombreux emplois domestiques et artisanaux, comme pour la fabrication des cannes, manches d’outils, fouets et cravaches, houssines, instruments de dessin, entre autres. Il est aussi utilisé pour la conception des languettes dans les sautereaux des clavecins. Le plus célèbre objet en bois de houx est la canne de marche de Goethe, visible au musée de Weimar. Mais aussi la baguette magique d’Harry Potter dans la saga Harry Potter ; les feuilles persistantes du houx en faisant un arbre magique symbole d’éternité, utilisé par les druides et les sorciers.
Grâce à ses fruits persistants durant l’hiver, il est une espèce précieuse pour certaines espèces d’oiseaux qui s’en nourrissent, comme les merles noirs, les grives et les pigeons ramiers.
Sa forme buissonnante est intéressante également pour former un couvert à gibier dans les bois.
Le houx, associé parfois au hêtre, servait dans certaines régions de France au plessage, une technique traditionnelle de taille et de tressage des haies vives afin de créer une clôture végétale. La réalisation de ces haies de clôture étaient ainsi naturellement infranchissables par le bétail.
L’écorce interne du houx piler au mortier servait à la préparation de la glu, substance visqueuse utilisée pour piéger les oiseaux.
L’élixir floral préparé à partir de ses fleurs est connu sous l’appellation anglophone Holly. La méthode de préparation est l’eau florale portée à ébullition. Cet élixir est censé harmoniser les états d’esprit négatifs tels la haine, la jalousie, la malveillance, l’envie, la suspicion, la cupidité ou encore la vengeance.
Enfin, le bouturage est un moyen de reproduire cet arbre à l’identique ; mais il exige de la patience, du fait de la croissance lente des jeunes plants prenant plusieurs années pour atteindre une bonne taille.
Cf. Wikipédia.
Pomme de pin :
En botanique, le cône est la structure de regroupement des organes reproducteurs chez les conifères qui contribue à la pollinisation ancestrale des Gymnospermes, la pollinisation anémophile, c’est-à-dire les pollens dans les sacs polliniques des écailles staminées des cônes mâles, transportés par voie aérienne et interceptés par les cônes femelles.
La « pomme de pin » est l’exemple typique du cône. La forme générale est celle d’un strobile, soit un axe court autour duquel des écailles insérées en spirale abritent à leur base les organes sexués.
Le nom dérive du latin conus, lui-même issu du grec kônos, et désignait la pomme de cyprès. Certains botanistes réservent le terme de « cône » aux structures femelles à écailles ligneuses, mais par extension il est parfois employé pour désigner toutes les « inflorescences » et « fructifications » des conifères même si l’organisation initiale en strobile n’est plus visible, comme chez les ifs ou les genévriers. Il est aussi quelquefois utilisé pour citer les structures de reproduction de Gymnospermes plus archaïques comme les Cycadacées, voire celles de Lycophytes fossiles.
En français, dans son acception de vulgarisation en sciences biologiques et botaniques, le mot « cône » indique l’inflorescence des arbres conifères, mais il est aussi connu sous le nom de « strobile » distinguant plus particulièrement l’inflorescence terminale des Prêles, des Lycopodes et quelques fougères fossiles.
En francophonie, le nom vernaculaire qui s’est imposée est l’expression figurative de la « pomme de pin » qui définit le fruit du pin mais aussi celui des autres conifères comme l’épicéa, le mélèze et les sapins. Il est encore aujourd’hui couramment signalé sous de multiples vocables associés aux différents dialectes locaux. En Occitanie, le vocable « pigne », issu de l’occitan pinha, lequel provient de la racine latine pinea, est utilisé. En régions franc-comtoise, francoprovencale, lyonnaise et suisse romande, le terme « pive », et sa dérivation « pivotte », issu du bas latin pipa, « sifflet, flûte », en raison d’une ressemblance de la pomme de pin avec le sifflet, lui-même issu, probablement à l’époque impériale et par dérivation régressive du latin pipare, « pépier », est employé. En Belgique francophone, l’expression « carotte de pin », en référence à sa forme allongée, est utilisée.
De façon plus locale, dans l’aire culturelle de Saint-Étienne, le cône est désigné par le mot « babet », issu de l’homonyme en parler gaga ou parler stéphanois, dont l’origine est obscure. Dans les Hautes-Vosges ainsi qu’au Québec, le terme « cocotte », formé de l’onomatopée imitant le cri de la poule et ayant ici une autre référence que la « poule », probablement en rapport à la forme d’œuf du cône, est encore utilisé. Les désignations « coucouri », en Provence, et « barolin », en Suisse, se retrouvent également, mais de manière plus marginale.
Concernant l’entité du cône, il n’est pas une inflorescence à proprement parler, car les Gymnospermes n’ont pas de fleur. Ils sont constitués d’écailles qui se recouvrent les unes sur les autres en partant de la base du cône sur un axe central. Chaque base des écailles a les organes reproducteurs de la plante.
Les cônes femelles, plus gros et moins éphémères que les cônes mâles, sont visibles dans l’arbre pendant toute l’année et se ramassent souvent au sol. Ils sont plus solides que les cônes mâles, puisqu’ils assurent la croissance de la future graine du conifère.
Les cônes mâles produisant le pollen et les cônes femelles, des oosphères, les conifères sont alors dits hétérosporés. Chaque arbre présente habituellement les deux types de cônes. Les cônes femelles ainsi plus gros et plus complexes que les cônes mâles renferment les ovules.
Pour la plupart des arbres, les cônes mâles et femelles poussent sur des branches différentes. Les cônes mâles se trouvent souvent sur les branches inférieures de l’arbre tandis que les cônes femelles se situent sur les branches supérieures. Cette disposition permet de croiser les fécondations ; le pollen ayant peu de chance de monter vers les cônes femelles, la fécondation s’effectue normalement par un autre arbre.
Après la fécondation, les cônes femelles restent sur l’arbre au moins trois ans, temps nécessaire pour le développement de la graine. Lorsque les cônes femelles ne sont plus alimentés par la plante mère, leur sécheresse provoque l’ouverture de leurs écailles. Ces dernières s’écartent du rachis central de leur cône libérant les graines le plus souvent ailées. Ces ailes les aident à parcourir de longues distances grâce au vent, dissémination anémochore, permettant à l’espèce de conquérir de nouveaux espaces.
Les vieux cônes en décomposition d’Épicéas, de Pins, de Tsugas, de Pseudotsugas ou même d’Aulnes sont régulièrement consommés par de petits champignons fins.
Concernant les usages des pommes de pin, ils sont plus ou moins inventifs et éloignés de leur nature. Les pignons, graines des arbres du genre, sont largement consommés sur l’ensemble de l’hémisphère nord. Les pommes de pin sont utilisées dans les compositions florales. Celles de certaines espèces se déployant plus ou moins selon l’humidité ambiante servaient d’indicateur d’hygrométrie. Sèches et bien ouvertes, elles servent à démarrer aisément un feu ou un barbecue.
Au niveau symbolique, dans la principauté de Liège, les perrons, monuments symboles de la justice du prince-évêque, sont formés d’une colonne sur un socle surmontée d’une pomme de pin et d’une croix. La pomme de pin serait un symbole de fécondité, d’immortalité et d’éternité.
Et en mathématiques, le nombre des spirales de croissance gauches et celui des droites correspondent à deux termes consécutifs de la suite de Fibonacci. Enfin, ce type de croissance, répondant aux règles de la phyllotaxie, permet de mettre le plus d’écailles dans le moins de place possible.
Cf. Wikipédia.
Skimmia du Japon :
La Skimmia est un genre d’arbustes à fleurs sempervirent de la famille des Rutaceae, originaire d’Asie, de l’Himalaya aux régions tempérées du Japon, de Corée et du nord-est de la Chine, ainsi que du sud-est de l’Asie.
Cf. Wikipédia.









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