Île de Balanec

By CR
Appartenant à l’archipel de Molène, elle est située à 8,6 milles marins du Conquet et à 1,2 mille marin de Molène, dans le Finistère, en Bretagne. Depuis 1899, elle dépend administrativement de la commune du Conquet et non de celle de l’Île-Molène.
Histoire :
Son nom Balanec siginifierait « l’île aux balanes », des crustacés vivant sur les rochers, ou « l’île des Genêts ».
Comme l’île de Béniguet, au Moyen Âge, elle appartenait aux Comtes de Léon, puis à l’Abbaye de Saint-Mathieu.
En 1899, elle et ses îles avoisinantes, appartenant jusque-là à la commune de Ploumoguer, furent annexées par la commune du Conquet.
À l’image d’autres îles de l’archipel, elle fut occupée et exploitée, notamment pour l’orge, le seigle et les pommes de terre. L’utilisation du goémon pour fertiliser la terre permettait de vendre une partie de la production sur le continent, tandis que quelques vaches, cochons et volailles permettaient d’assurer la subsistance d’une famille. Elle accueillait aussi en saison des goémoniers, dont les petits logements y sont encore présents. Cependant, le 2 février 1904, elle fut couverte par les flots, ce qui stérilisa momentanément les terres labourables et provoqua le départ temporaire du fermier. Ses terres restèrent stériles pendant quatre ans.
Entre 1954 et 1959, elle fut utilisée comme centre de rééducation pour jeunes délinquants par le père Albert Laurent, tout comme l’île de Trielen. Les pensionnaires dépérirent jusqu’à ce que le père de Jean-Claude Paul, alerté par une lettre de son fils, s’en inquiéta auprès du maire de Molène M. Bourlès. Lorsque les mauvais traitements furent avérés, des Molénais se mobilisèrent pour y mettre fin. Ainsi, lors d’une visite d’inspection, le père Laurent fut laissé en pleine tempête sur l’île de Balanec par les Molénais, excédés par les impayés et l’état physique des jeunes. En 1959, ces centres furent fermés définitivement.
Le 7 février 1972, elle devint la propriété du conseil général du Finistère, ayant été acquise dans le cadre d’une procédure d’expropriation à la suite de l’arrêté de déclaration d’utilité publique du 8 novembre 1971. Elle est depuis octobre 1976 gérée par la SEPNB, désormais dénommée Bretagne vivante, dans le cadre de la réserve naturelle nationale d’Iroise.
Géographie :
S’étendant sur 1 km, elle possède une largeur maximale de 750 mètres. Elle présente quatre pointes, dont l’une est constituée par la roche Ror Han qui offre un abri au-dessus d’une petite anse permettant le débarquement. Elle comporte un plan d’eau saumâtre intérieur.
Enfin, elle est recouverte par une végétation rase, essentiellement constituée de fougères et d’herbes grasses.
Cf. Wikipédia.
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