USA : les "enfants jetables"

Malheureusement, ce n'est pas la première fois que les États-Unis se retrouvent au centre d'un scandale concernant les enfants.
Déjà en 2013, un reportage réalisé par une journaliste de l'agence de presse Reuters
avait mis en lumière l'existence de réseaux illégaux sur Internet
permettant à des parents ayant adopté des enfants de les échanger en cas
d'insatisfaction ; c'était "satisfait ou échangé" ! Et cela via un
simple acte notarial ! La pratique appelée "private rehoming"
(changement de foyer entre particuliers) était copiée sur l'échange
d'animaux, très courant dans le pays, de la même manière que l'échange
de son appartement ou maison pendant les vacances. De plus, l'enfant
échangé avec l'autre famille pouvait être à nouveau échangé avec une
autre, etc., etc. !
Le
plus inimaginable dans cette histoire, ces "bourses aux enfants" sont
nées sur Yahoo et Facebook ! Alors que Yahoo a, ceci dit, immédiatement
réagi en fermant ce groupe sur sa plate-forme, le créateur de Facebook
Mark Zuckerberg, créateur très controversé puisqu'il a été accusé
d'avoir volé la création de ce réseau social à l'un de ses camarades
étudiants, a tout bonnement déclaré par l'intermédiaire de son
porte-parole : "Internet est un reflet de la société et les gens
l'utilisent pour toutes sortes de communications, et régler tous types
de problèmes, dont des soucis très compliqués comme celui-ci." Comme toujours ce créateur ne se salissant jamais les mains laisse un porte-parole le faire à sa place...
Autre
l'inhumanité de ce procédé, ce trafic était évidemment sans contrôle et
inconnu des autorités fédérales. Dans son reportage, la journaliste
avait évoqué notamment les cas de deux jeunes filles. Une Libérienne de
16 ans donnée par sa famille d'adoption d'origine à une autre famille
connue des services sociaux pour des cas de violences et d'abus sexuels
qui l'avait plus ou moins contrainte à dormir dans le lit conjugal. Une
autre jeune fille d'origine russe qui avait été échangée 3 fois en
l'espace de 6 mois et avait subi plusieurs sévices dans chacune des
familles d'adoption.
Le
pire ! Certains parents ne cachèrent même pas leur intention derrière
leur annonce. Ainsi, l'une des femmes ayant adopté un enfant
guatémaltèque déclara : "J'ai honte de le dire mais nous détestions vraiment cet enfant"
La
majorité des enfants "indésirables" étaient âgés de 6 à 14 ans,
toutefois même un bébé de 10 mois a été retrouvé sur ce genre d'annonce !
Tout simplement honteux !
Et cette année, rebelote !

Il
a été ainsi révélé des petites annonces sur Internet, dans un journal
ou des prospectus circulant pour vendre des enfants en vue d'une
"ré-adoption" ! Des agences spécialisées existent même ! Ces agences ont
carrément leur catalogue en ligne ! Catalogue dans lequel elles
recensent l'ensemble des profils des "enfants disponibles" !
Ainsi, nous pouvons lire, en exemple, sur cette photo ci-dessus :
"ENFANTS
EN VEDETTE VENDREDI : JESS & LIAM. Aujourd'hui, nous mettons à
l'honneur 2 chers enfants : Jess et Liam. Cliquez sur la photo de chaque
enfant pour plus d'informations. 2500$ Disponibles pour l'adoption !"
Un reportage diffusé récemment sur la chaîne de télévision France 5
a montré une agence de Pennsylvanie poussant la pratique encore plus
loin. Tel dans des époques très lointaines où se vendaient des esclaves
sur la place publique, cette agence organise des "défilés de mode" sur
un tapis rouge présentant des adolescents orphelins à vendre,
accompagnés des applaudissements des adultes venus pour acheter ! Si
l'un des orphelins "plaît" à l'une des familles, il passe ensuite un
entretien avec cette dernière dans lequel il tente de se mettre en
valeur pour être acquis ! Et s'il trouve grâce à l'unanimité aux yeux de
la famille, il sera soumis à une période d'essai ! Le plus fou ! Selon
les organisateurs, "ce système de présentation permettrait une rencontre
plus détenue"
Le problème, c'est que ces enfants, eux, ne sont pas si "détendus" que cela !
Le
plus terrifiant ! Les Américains ne sont pas gêner par ces méthodes !
Ce qui les dérange, ce sont les nombreuses affaires d'abus sexuels !
Comme si cela ne coulait pas de source !
Hallucinant !
En
résumé, vous pouvez échanger autant de fois que vous voulez "vos"
enfants, les prêter, les vendre, les acheter... et comme des objets,
vous pouvez les regarder, mais attention si vous les toucher !

Or,
seul un homme tente de lutter contre cette pratique "rehoming". James
Langevin, député du second district de Rhode Island, lui-même adopté. Il
souhaiterait élaborer un projet de loi pour encadrer et limiter cette
pratique, c'est-à-dire, une vérification des antécédents judiciaires et
sociaux des adoptants ainsi qu'interdire la publication de photos
d'enfants. Et selon ses estimations, il lui faudrait 50 millions de
dollars pour ce faire. Autant dire que son souhait est littéralement une
utopie dans ce contexte actuel !
Puisqu'il
faut savoir que sur 100 000 enfants adoptés chaque année aux
États-Unis, 1/4 est abandonné par sa famille adoptive, déçue justifiant
cet abandon par "une incompatibilité d'humeur", un enfant trop
"caractériel" ou trop "effacé" ne pouvant s'adapter à la famille
d'adoption ! Et qu'une "ré-adoption" coûte 2 fois moins chère qu'une
procédure classique d'environ 5 000 euros.
Il
est vraiment bien loin ce rêve américain, son slogan "Que Dieu bénisse
les États-Unis d'Amérique", son discours du "Self made man", du courage
et tout le bla-bla... en tout cas pas pour ces enfants, victimes d'un
véritable marché aux esclaves !
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