Phare du Grand-Charpentier

By CR

Phare en mer, situé à 1,3 mille au large de la pointe de Chémoulin de Saint-Nazaire et de son sémaphore, il jalonne le chenal de navigation de l’estuaire de la Loire et du Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Il est inscrit aux monuments historiques depuis le 22 novembre 2011.

Situé sur le plateau rocheux des Charpentiers, il appartient au dispositif de signalisation maritime du chenal de navigation de l’estuaire de la Loire et du Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire, avec entre autres les phare de la Banche, phare du Pilier, phare d’Aiguillon, phare de la pointe Saint-Gildas, phare de Kerlédé, balise des Morées, et phare de Ville-ès-Martin.

Histoire :

L’architecte nantais Mathurin Crucy proposa un plan du phare inspiré par la campagne d’Égypte de Napoléon Bonaparte. Signé le 28 juillet 1808, ce projet d’un phare pyramidal fut un élément d’un vaste projet d’aménagement du port de Saint-Nazaire conçu par les frères Crucy qui possédèrent ensemble une société d’armateurs. Mathurin Crucy proposa à Napoléon l’ensemble du projet lors de la visite de celui-ci à Nantes du 8 au 10 août 1808, l’Empereur allant jusqu’à effectuer le voyage jusqu’à l’embouchure de l’estuaire. L’idée des frères Crucy fit son chemin, mais le projet de phare pyramidal resta à l’état de dessin.

Dès 1826, une balise en fer sur les rochers des Charpentiers signala l’embouchure de la Loire. En 1850, une tourelle en maçonnerie la remplaça. En 1877, elle fut reconstruite après une forte tempête. En 1887, elle fut de nouveau détruite.

Le 17 juin 1940, le naufrage du RMS Lancastria, coulé par les Allemands, eut lieu dans les parages du phare.

En 1888, une tour cylindrique de couleur grise de 25 mètres de haut avec une lanterne verte reçut un feu à éclats réguliers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phare fut éteint. Dès le 13 août 1945, il fut rallumé. En 1954, il fut équipé d’un aérogénérateur pour charger les batteries d’accumulateurs du poste émetteur-récepteur. En 1966, un câble électrique sous-marin de 3 000 W assura l’autonomie de son nouveau feu électrique. En 1967, une plateforme pour hélicoptère fut installée sur sa lanterne. En 1987, elle fut démontée. En 1969, l’automatisation fut réalisée, mais les gardiens restèrent jusqu’en 1972.

Actuellement, il ne se visite pas. Son accès est difficile, seul un canot peut aborder, avant la basse mer, à une petite jetée de 56 mètres de long.

Cf. Wikipédia.

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