Île de Saint-Cado
By CR
Située dans la rivière d’Étel, en face du village de Saint-Cado, sur la commune de Belz, elle est dans le Morbihan.
Histoire :
Selon la légende rapportée par l’autrice Elvire de Cerny, le diable aurait promis à saint Cado qui vivait en ermite dans l’île, de lui construire le pont dont il rêvait pour relier l’île au continent. En échange, le diable demanda l’âme et le corps de la première créature qui passerait sur le pont. Le diable construisit le pont en une nuit et réclama son dû. Le saint le berna en jetant sur le pont un chat qui se trouvait à proximité. Selon Bernard Rio, des récits analogues existent pour une centaine de « ponts du diable » en France.
Dépoussiérée des contes et légendes, l’histoire retient la création d’un ermitage attribué à saint Cado à une date indéterminée du Haut Moyen Âge et sa reprise, en 1089, par les moines Bénédictins de l’Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé qui en firent un prieuré, présent dans leurs livres de comptes jusqu’à leur disparition lors de la Révolution française. Si l’inscription « l’abri de Saint-Cado en rivière d’Étel » est notée sur une carte de 1548 du Manuel de pilotage à l’usage des marins breton, la première description connue du site fut celle du mémorialiste François-Nicolas Baudot Dubuisson-Aubenay lors d’un voyage en Bretagne, en 1636.
Durant la seconde moitié du 17è siècle, un groupe de bourgeois négociants décida de s’y installer pour développer la pêche à la sardine. En 1684, des presses à sardines furent installées près du village. En 1728, il y eut 22 chaloupes armées pour la pêche à la sardine. Le port est en partie entre le village et l’île avec des bateaux amarrés ou échoués le long du pont digue.
La Rivière d’Étel abrita jusqu’à 170 chaloupes sardinières à la fin du 19è siècle et au début du 20è siècle, la majorité sur l’île, embarquant environ un millier de marins. 12 usines traitaient alors le poisson.
Au début du 20è siècle, en raison de la crise sardinière, de nombreux pêcheurs de l’île allèrent s’embarquer sur des thoniers de l’Île de Groix.
Une plaque commémorative apposée dans la chapelle de Saint-Cado à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale porte les noms de 37 soldats et marins morts pour la France pendant cette guerre.
L’ensemble constitué par la chapelle, datant du 12è siècle, la place et son calvaire monumental, construit en 1832 en pierre de taille, ainsi que la fontaine, datant du 18è siècle, est classé au titre des monuments historiques depuis le 12 mai 1925. La fontaine fut restaurée au 20è siècle et la croix celtique qui la surplombe fut ajoutée dans les années 1990. Depuis 1964, l’île elle-même, dans sa totalité, est un site inscrit.
Géographie :
Elle est un écart insulaire de la commune de Belz. Située dans la rivière d’Étel, elle est reliée à la terre ferme, au village de Saint-Cado, par un pont digue. Elle est proche de l’îlot de Nichtarguér au sud-ouest et de l’île de Niheu à l’est.
Cf. Wikipédia.

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